Albert Counson, Malherbe et ses sources
“ Tout le plaisir des jours est en leur matinée, La nuit est déjà proche à qui passe midi, faisaient songer Sainte-Beuve « à tant de vers d’Homère sur la splendeur de l’aurore, sur le jour sacré [31] », c’est que Sainte-Beuve connaissait la poésie homérique et la goûtait avec un sens que Malherbe n’a jamais eu : et s’il fallait chercher une source à ces vers, il faudrait la voir chez les Latins et les Italiens, ou même chez les Français, plutôt que dans la poésie grecque. Celle-ci ne disait rien à Malherbe : les écarts du lyrisme ne lui permettaient pas de régler ses vers sur ceux de Pindare. ”
