Étienne Malherbe

Définition et enjeux

Albert Counson,  Malherbe et ses sources

“ C’est peu d’être poète, il faut être amoureux ;
c’est fâcheux de n’être pas l’un, et d’être fort peu l’autre. Quant aux Français du XVIe siècle, on peut écrire mieux qu’eux, et si l’on ne retrouve pas la grâce de Ronsard et de du Bellay (qui est un don de nature) , il est facile de penser plus fortement qu’eux, et d’écrire plus sobrement que ce bavard de Desportes. C’est dire qu’à côté de certains progrès Malherbe eut encore bien des gaucheries, bien des imitations maladroites.
”
Source : Wikisource

Portrait de François de Malherbe François de Malherbe,  Œuvres poétiques

“ Ce fut l’année suivante (1587) qu’il dédia au roi Henri III les larmes de saint-Pierre, poëme assez prolixe et d’un intérêt médiocre ; mais les flatteries exagérées dont il encensait le prince, et qu’il devait démentir sans vergogne quelques années plus tard, lui valurent cinq cents écus, accompagnés de belles promesses.
Le séjour d’une douzaine d’années que fit Malherbe en Normandie et qu’il entrecoupa de quelques voyages en Provence, dut être assez triste. Sans secours de la part de sa famille, il se vit forcé d’emprunter pour vivre.
”
Source : Wikisource

Alphonse Le Flaguais,  Malherbe et Laplace, ou La fête du génie… (1847)

“ Sous le ciel poétique a grondé la tempête : De Ronsard la chute s'apprête, C'est Malherbe lui seul qui le renversera.
Dans son moule divin il enfante, ô merveille !
Cette langue des Dieux que parlera Corneille Et que Racine chantera.
Imitateurs, troupeau servile, Ne vantez pas celui que vanta Despréaux ; Prodigues d'un encens stérile, De l'art vous êtes les fléaux.
Malherbe fut un chef au pas libre, aux mains fortes ; De Gaza saisissant les portes, Il étendit ses droits sur toutes les hauteurs. Vous prétendez aussi couronner et proscrire
”
Source : Gallica

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