François de Malherbe,
Poésies de François Malherbe
“ Placé entre les aventureux disciples de l’école de Ronsard et les pacifiques créateurs du grand siècle, Malherbe parut comprendre qu’à cette littérature qui allait naître d’une ère moins orageuse dans sa grandeur que l’âge qu’il voyait finir, il fallait une langue. Ce fut sa gloire d’avoir créé cette langue. Son tort fut de croire qu’une langue était à elle seule toute une poésie. Mais ainsi va l’esprit humain. On n’est fondateur qu’à la condition d’abaisser toute idée devant celle que l’on édifie, et de ne reconnaître à l’édifice d’autre base que la pierre que l’on a posée. ”
