André Bellessort,
Notre Ronsard
“ Le Moyen Age n’a point connu cette poésie drue, ni ce sentiment de la glèbe plantureuse, qui s’associe chez Ronsard au sentiment, non moins nouveau, que la terre nous aime. Ses ombrages, ses fontaines, ses vallées solitaires, ses tapis de fleurs se font les complices ou les témoins attendris de nos amours. Tout ce qui vit nous exhorte à jouir passionnément de la vie. Le poète est pareil à ce Démon de la Volupté qui, dans Chateaubriand, traverse les bois de l’Arcadie une torche odorante à la main. ”
