Pierre de Ronsard,
Sonnets pour Hélène
“ Ma douce Hélène, non, mais bien ma douce haleine, Qui froide rafraischis la chaleur de mon cœur, Je prens de ta vertu cognoissance et vigueur, Et ton œil comme il veut à son plaisir me meine. Heureux celuy qui souffre une amoureuse peine Pour un nom si fatal : heureuse la douleur, Bien-heureux le torment qui vient pour la valeur Des yeux, non pas des yeux, mais de l’astre d’Helene. ”
