Oraison

Définition et enjeux

Louis Paquelin,  Vie et souvenirs de Madame de Cossé Brissac… (1876)

“ Persuadez-vous bien que ce ne
sont pas les belles pensées, illustrations, élans du cœur, consolations sensibles, qui sont la marque d'une bonne oraison. Il ne faut jamais se troubler de ses impuissances, mais s'en humilier; alors le profit sera grand pour l'âme. De toutes les pauvretés celle-là est la plus pénible à supporter ; regardez alors Notre-Seigneur au jardin des Olives, et modelez votre oraison sur la sienne. Un bon fiai répété pendant sa demi-heure d'oraison, voilà une oraison de victime : c'est celle qui est le plus capable d'attirer sur les âmes des grâces de conversion.
”
Source : Gallica

Portrait de François de Sales François de Sales,  Introduction à la vie dévote (1695)

“ Si même vous prévoyez que de tout le jour vous ne puissiez pas faire votre oraison, il faut réparer cette perte en y suppléant, par ces fréquentes élévations de l’esprit et du cœur à Dieu, que nous appelons Oraisons jaculatoires, par quelque lecture spirituelle, par quelque pénitence qui prévienne les suites de cette perte, et par une ferme résolution de faire votre oraison le lendemain. ”
Source : Wikisource

Vincent de Paul,  La Soeur de Charité (1863)

“ « Qu'est-ce donc que l'oraison? Mes filles, c'est comme qui dirait élévation de notre esprit à Dieu, pour lui témoigner l'amour que nous lui portons, ou pour lui découvrir nos besoins. Or, il faut pour cela sortir de soi-même et donner congé à toutes les pensées de la terre pour s'élever à Dieu, et lorsqu'on est entré en oraison, dire : « Seigneur 1 voilà ce pauvre publicain, ce
pauvre misérable, qui se présente à vous avec affection, pour méditer vos mystères. » Une personne qui s'élève à Dieu de cette manière mérite que Notre-Seigneur lui parle cœur à cœur.
”
Source : Gallica

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