Résumé

Jean Michel de Madaune L'héroïsme sacerdotal en l'abbé Garicoits et l'abbé Cestac… (1882)

« Dieu seul a fait tout cela, disait l'abbé Garicoïts en parlant de son œuvre, tout ce qui venait de moi n'aurait pu être qu'un obstacle. » — « Est-ce qu'il peut venir dans l'esprit de personne que nous sommes pour quelque chose dans l'œuvre de la très sainte Vierge ? » répète de son côté l'abbé Cestac. « C'est elle qui a tout fait, qui fait tout.
Ce qu'il y a de bon, c'est son œuvre ; ce qu'il y a
de défectueux, c'est la mienne. » L'abbé Garicoïts, comme l'abbé Cestac, aspire à remplacer dans le gouvernement de la communauté le régime personnel par le régime canonique.
Source : Gallica

Jean Michel de Madaune L'héroïsme sacerdotal en l'abbé Garicoits et l'abbé Cestac… (1882)

« Qu'elle soit mise où elle a pleuré, » avait dit le bon Père. Depuis, sur cette tombe parée de fleurs, on se plaît à répandre chaque jour des prières mêlées des larmes douces de la pénitence et de l'amour divin, que, du fond de sa tombe, ne cesse de prêcher aux temps nouveaux cette survivante des vertus antiques.
Neuf ans plus tard, le 27 mars 1868, l'abbé Cestac alla subitement rejoindre sa sœur. « Je me meurs, » s'écria-t-il dès les premières douleurs. Il n'eut que le temps d'offrir à Dieu, avec simplicité
et amour, ses dernières souffrances et de recevoir les derniers sacrements.
Source : Gallica

Jean Michel de Madaune L'héroïsme sacerdotal en l'abbé Garicoits et l'abbé Cestac… (1882)

Chacun, de son côté, admirait Dieu dans l'œuvre de son serviteur, et l'abandon ardent du serviteur dans l'œuvre de Dieu. Ils s'aimaient parce qu'ils se comprenaient mutuellement et s'appréciaient : n'usant, au surplus, séparés qu'ils étaient par la distanée et le labeur, de cet état réciproque que pour se tenir l'un à l'autre l'âme toujours ouverte. Admirable dans ses Saints, comme Dieu est divers dans les merveilles que sa grâce leur fait produire ! A l'instar de saint Paul, l'épée à double tranchant à la main, l'abbé Garicoïts court à tous les combats en répétant : ecce venio.
Source : Gallica

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