Résumé

Alfred Gilly A. Ferrand de Missol : sa vie & ses oeuvres (1887)

On ne doit pas laisser un enfant languir trop longtemps parmi les caresses des femmes et les amusements du premier âge, si on ne veut pas qu'il tombe nécessairement dans la mollesse. Il faut, au contraire, le former de bonne heure au travail et à la vertu. Il devra, dès sa plus tendre jeunesse, et, pour ainsi dire, dès le berceau, apprendre : premièrement la crainte de Dieu, qui est l'appui de la vie humaine, et ensuite toutes les sciences, en commençant par celles qui sont de nature à perfectionner l'esprit et à lui donner de la politesse. Un enfant ne doit passer aucun jour sans étudier.
Source : Gallica

Alfred Gilly A. Ferrand de Missol : sa vie & ses oeuvres (1887)

« Ma mère, dis-je à la mère Justine : allons à la chapelle réciter un Te Deum. » C'est mon habitude toutes les fois qu'une peine profonde m'est envoyée du ciel.
» Nous récitâmes cette admirable prière. Mais quelle épreuve, dure entre toutes les autres! J'étais accablé. Notre pauvre nature comprend si peu l'action de Dieu!
« Ma mère, un second Te Deum. Je ne puis me faire à cette pensée. Je veux être sûr de Dieu. » Le second Te Deum ne réussissant pas encore à me calmer : « Ma mère, un troisième Te Deum, afin d'accepter la volonté toute-puissante du Seigneur. »
Source : Gallica

Alfred Gilly A. Ferrand de Missol : sa vie & ses oeuvres (1887)

Il fallait l'âme délicate d'un homme d'élite pour inventer de placer auprès de la femme, dans les épreuves douloureuses de la maternité, un ange de charité qui, par son caractère religieux, lui rappelât l'austérité de ses devoirs, et, en même temps, par son dévouement habile lui en adoucît les rigueurs. Il fallait un effort aussi puissant que celui dont était capable le grand cœur de l'abbéFerrand deMissol, pour surmonter les difficultés de toutes sortes que suscitait une telle œuvre, pour vaincre les répugnances qu'une délicatesse scrupuleuse ne manquerait pas de lui opposer.
Source : Gallica

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