Résumé

Félix de Backer Vie de Mme Van der Meersch, née Julie Behaghel… (1876)

Là, devant Celui dont la vie n'a été qu'une continuelle souffrance, et dont la mort a été comme l'assemblage de tous les maux, elle apprenait ellemême à mieux souffrir, elle apprenait à endurer les épreuves de la vie et-à regarder la mort en face. Là, si elle pleurait, elle avait le courage de bénir Dieu
dans ses larmes. Là, enfin, à son âme attristée souriait l'espérance.
L'espérance, ce doux ange qui nous console en nous montrant le ciel ! l'espérance, qui, au pied même d'une tombe, donne à nos cœurs la force de nier la mort, l'espérance qui est pleine d'immortalité.
Source : Gallica

Félix de Backer Vie de Mme Van der Meersch, née Julie Behaghel… (1876)

En pension, elle se sentait heureuse quand il allait la voir. Qui eût cru alors que le visiteur de la jeune pensionnaire dût être un jour son époux?.
En l'année 1816, Julie se trouvait dans tout l'éclat de sa jeunesse. M. Henri van der Meersch, dont l'âme indépendante n'avait jamais supporté aucun joug, ne put s'empêcher d'être sensible à tant'de qualités, et au moment où tout le monde le croyait inaccessible à l'amour, il se sentit épris de sa jeune amie. Un nouvel horizon s'ouvrit devant lui : l'ennui le saisit en même temps que le vif désir d'être heureux époux et tendre père.
Source : Gallica

Félix de Backer Vie de Mme Van der Meersch, née Julie Behaghel… (1876)

« Les méchants seuls, se dit-elle, se désolent sans espérance. Pour moi, il en est une : je verrai là-haut celle que j'ai perdue ici-bas! Plus de larmes, plus de gémissements stériles! Des prières, des œuvres, des mérites toujours nouveaux ! voilà des moyens de prouver que j'aimais ma pauvre mère ! »
Ainsi la piété filiale ne s'arrête point à la vie ; elle poursuit jusqu'au sein même de Dieu l'objet de son chaste amour ; elle attend le jour où elle le chérira à jamais sans trouble, sans douleur et sans crainte.
Source : Gallica

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