“ À ces mots, le roi fut ému d’une compassion extrême et lui dit : Hé ! épouse fidèle, les vivants sont liés entre eux aussi longtemps que dure la vie. Tant que ton époux était en vie, il était ton mari, il y avait un lien entre toi et lui. ”
épouse
Définition et enjeux
L’épouse désigne la partenaire féminine dans une union conjugale, un statut juridique et social qui varie selon les cultures et les législations. Depuis l’Antiquité jusqu’à nos jours, ce rôle a été analysé par de nombreux auteurs : tandis que certains, comme Aurel, soulignent l’influence morale de l’épouse sur son mari et ses enfants, d’autres, comme Léon Feer, mettent en avant la fidélité comme fondement de l’union.
Dans un contexte légal, Henri Duclos insiste sur la réciprocité et la vie commune, tandis que Colette Yver évoque l’autonomie de l’épouse dans les liens familiaux. Ces approches révèlent une évolution des représentations, allant de la figure maternelle traditionnelle à une reconnaissance plus égalitaire des rôles conjugaux, reflétant l’adaptation du concept aux transformations sociétales.
Citations sur l'épouse
André Léo,
Un mariage scandaleux
(1862)
“ Moi, maman, je vois les choses à présent comme elles sont : c’est la forme seule qui mène le monde, et qui règle notre destinée. Quand on demande, à propos d’un mariage : Qui épouse-t-elle ? Un médecin ! un avocat ! un ingénieur ! telle est la réponse. Il s’agit d’un état, non pas d’un être humain. Écarte ce nom de paysan qui te blesse, quoiqu’il désigne la meilleure des professions, et regarde Michel tel qu’il est en lui-même. Ah ! si tu voyais comme moi au fond de cette chère âme, tu dirais avec orgueil dans le langage du monde : Ma fille épouse un des plus nobles et des plus riches partis ! ”
Périclès Grimanelli,
La crise morale et le positivisme
(1903)
“ Pour chacun des membres de la famille, mais avant tout pour son mari, l'épouse sera comme une seconde conscience, sympathique et persuasive, en laquelle se marieront la gravité du devoir et le charme de l'amour. ”
Colette Yver,
Princesses de science
(1907)
“ Madame, reprit la douce femme en essuyant ses larmes, celle qui aime votre mari ne vous vaut pas : vous êtes la plus grande, la plus généreuse, vous êtes celle à qui fatalement il reviendra, car vous détenez les liens les plus anciens, les plus réels, la souveraineté de l’épouse. ”
Georges Ozaneaux, Erreurs poétiques de Georges Ozaneaux… (1849)
“ Applaudis, jeune épouse, au succès de tes vœux. Voilà ce front serein, voilà ces noirs cheveux : Pose un baiser brûlant sur sa bouche ; peut-être Dans son cœur ranimé la chaleur va renaître. Mais non ; son cœur est froid, rien ne bat sous ta main; Ses yeux ternes, fixés, te regardent en vain. Allons, relève-toi : mère, épouse, poète, A toutes les douleurs que ton âme soit prête : La lyre veut des pleurs, et ses chants les plus beaux Sont ceux qui vont frapper les portes des tombeaux. ”
Henri Duclos,
Voyage à travers les malentendus…
(1863)
“ Oui, Monsieur et Mademoiselle, vous allez vous donner avec confiance, cet anneau, emblême de la réciprocité durable. Que le mari fasse vivre son épouse de sa propre vie, de sa vie intellectuelle comme de sa vie intime. ”
“ Toi, Monique, jeune épouse comblée, quand tu passes avec ton mari à portée de la petite veuve, poignardée de souffrance, apaise ton regard grisé par ton mari. Laisse voir à la jeune veuve l’amour car son pays est là, mais pas la frénésie. Éteignez vos regards en approchant de la jeunesse qui flambe sur son bûcher, décemment en silence. Laisse-lui l’influence,cher mari. C’est la couronne de l’épouse. Vos enfants éblouis l’écouteront mieux. L’influence est la récompense de l’amour. ”
L'aumônier du 3me léger ; par M*** (1875)
“ Oui, vous serez cette épouse dont parle l'Écriture, cette épouse à qui tous les trésors ne peuvent être comparés : une épouse sensée, chaste et pieuse. Vous aimerez aussi, mademoiselle, la nouvelle famille où vous entrez, vous aurez pour tous ses membres cette piété filiale que vous avez toujours eue pour vos parents; oui, si dans la fleur de votre jeunesse on a vu briller en vous de si belles qualités, on se plaira encore à les admirer lorsque vous serez unie par les liens indissolubles du mariage. ”
Léon Dierx,
Oeuvres complètes de Léon Dierx
(1894-1896)
“ Si ta main tremble, appelle L'épouse délaissée et fidèle toujours Qui pleure à tes départs et chante à tes retours ! Sous l'idéal reflet de sa lampe immortelle, Elle est seule là-haut qui t'aime et qui t'attend, Celle dont le baiser guérit toute blessure ! ”
Eugène Boyer, Allocution prononcée à la cérémonie du mariage de Jean-Ludovic Bernard… (1867)
“ Faites que l'épouse soit la joie de son mari et son trésor le plus précieux ; que l'époux soit le soutien et le protecteur de son épouse, qu'il soit son émule dans le sentier de la vertu; faites qu'ils vivent, ensemble dans l'union la plus étroite et la plus douce ”
William Shakespeare,
Oeuvres complètes de Shakspeare…
(1843)
“ Si vous êtes une fleur fraîche et vierge encore, choisissez l'époux qu'il vous plaira, je payerai votre dot, car je devine que par votre vertueuse assistance, tout en restant fille vous-même, une épouse est devenue femme. — Nous entendrons à loisir ce récit dans tous ses détails. Jusqu'ici tout s'annonce bien; avec une conclusion aussi heureuse, une fois le malheur passé, le bonheur n'en est que plus doux. ”
Édouard Pailleron,
Amours et Haines
“ Chaste rêve ! l’épouse est belle entre les belles : Ses dents sont un troupeau qui revient du lavoir, Ses hanches des colliers, et deux faons ses mamelles, La dot est en écus, comme on le peut prévoir. ”
Ernst Theodor Amadeus Hoffmann,
E.T.A. Hoffmann - Contes fantastiques
“ Mais, ma belle, ne porte point de jalousie à l’épouse qui nous berce si humblement sur son dos. Écoute ce doux murmure des vagues, n’est-ce point là des paroles d’amour qu’elle adresse au fiancé qui la domine ? ”
Anatole-Henri-Philippe de Ségur,
Oeuvres poétiques : Sainte Cécile…
(1899)
“ L'épouse est jeune, riche, et son front rougissant Brille comme les fleurs qui couronnent sa tète. L'époux porte à l'autel l'orgueil de sa conquête : On voit luire en ses traits la noblesse du sang. Le ciel semble sourire à leur bonheur naissant. A l'église, au palais, l'ordonnance est parfaite. Lumière, éclat, beauté, rien ne manque à la fête, Rien, et tout à la fois, car l'amour est absent. Il est absent, l'amour qui survit aux ruines, Qui vient d'en haut, qui boit aux fontaines divines, L'amour, comme Dieu môme, éternel et vivant ! ”
Almyre Le Rebours, Allocution de M. l'abbé Le Rebours… (1885)
“ Ainsi l'épouse étudie doucement les goûts, les pensées, les désirs de son époux pour s'y plier avec tendresse. Quant à lui, il la soutient comme la forte muraille soutient avec une mâle fierté la branche qui s'appuie sur elle. Il la dirige, il l'aime, il redresse s'il le faut, mais sans briser, il élève toujours en haut ses rameaux confiants vers le ciel et vers Dieu. ”
Paul Bourget,
Recueil des discours
“ « Si aux termes du Code l’épouse doit suivre son mari, en fait c’est le mari qui suit l’épouse. Sur cent fonctionnaires mariés, il y en a bien quatre-vingts qui finissent leur carrière dans le pays de leur femme. » Vous revîntes donc à l’âge des toutes premières impressions, dans votre terroir d’origine, dans cette vieille capitale du Barrois qui a donné à votre enfance des émotions si fraîches, à votre jeunesse de si gracieux thèmes de poésie, à votre maturité de précis et justes motifs pour vos tableaux de vie provinciale. ”
Pierre Abélard,
Lettres d’Abélard et d’Héloïse
“ Heureux changement de lien conjugal : épouse naguère du plus misérable des hommes, vous avez été élevée à l’honneur de partager la couche du Roi des rois, et cet honneur insigne vous a mise au-dessus non-seulement de votre premier époux, mais de tous les autres serviteurs de ce Roi. Ne vous étonnez donc pas si je me recommande particulièrement, vivant ou mort, à vos prières. C’est un point de droit constant, que l’intervention d’une épouse auprès du maître est plus puissante que celle de la maison entière, et que la maîtresse a plus de crédit que l’esclave. ”
A. Depasse, Souvenirs et tableaux poétiques… (1842)
“ Du lit de son époux bannie, Est-il plus cruel déplaisir? Il n'est pas, hélas! d'avanie Que l'épouse n'eut à souffrir! L'époux qui veut sauver son âme Doit rester fidèle à sa dame. Offrant à son Dieu ses douleurs, Cependant cette sainte épouse, De l'honneur d'un mari jalouse , Au monde entier cachait ses pleurs; Mais dans l'excès de sa souffrance Elle aurait voulu voir finir Le cours de sa triste existence ; Isaure aurait voulu mourir. ”
Henri Raison Du Cleuziou, De la poterie gauloise : étude sur la collection Charvet (1872)
“ Reçois notre hommage, radieux et brillant soleil; prends plaisir à nos chants, aime notre prière comme l'époux amoureux aime son épouse. Être sans commencement, sans milieu, sans fin, toi qui échauffes par ta chaleur - cet univers, qui remplis toute l'étendue du ciel et de la terre, qui touches à toutes les régions, raconte-moi donc qui tu es. ”
Anonyme, Le Livre des mille nuits et une nuit
“ Tandis qu’en choisissant toi-même une épouse, contrôlée par tes yeux et par tes doigts, et qui soit sans attaches et toute seule avec sa beauté, tu simplifies ton existence, tu évites les complications, et tu as tous les avantages du mariage sans en avoir les inconvénients ! ”
Joseph-Maxence Péronne, Vie de Mgr de Simony, évêque de Soissons et Laon… (1861)
“ Ai-je besoin de te parler d'une épouse que le ciel t'a donnée dans sa bonté. Tu possèdes un trésor et une amie; une femme que Dieu lui-même t'a choisie est un dépôt cher et sacré sur lequel tu dois veiller jour et nuit. ”
Coudurier, L'art de parvenir , poëme en trois chants… (1824)
“ Mais du choix d'une épouse occupé désormais, Ton cœur voudrait enfin s'enchatner à jamais, Et sous les lois d'hymen, dans ton destin prospère, Te faire le modèle et d'époux et de père. Dans tes nouveaux amours détermine ton choix Sur un parti brillant, noble et riche à la fois. ”
Alfred Blot, Idéales poésies, par Alfred Blot (1870)
“ En êtes-vous encore à savoir qu'une femme Doit, et c'est le plus sûr élément de bonheur Entre elle et son mari, ne mettre que son coeur, Et qu'au foyer commun, temple de la famille, L'épouse, quelquefois, doit oublier la fille. ”
Anonyme, Les Mille et Une Nuits
“ Notre cher Seigneur et maître, voilà votre épouse, votre humble servante devant vous : elle attend que vous la caressiez, et elle est bien mortifiée de ce que vous ne daignez pas seulement la regarder ; elle est fatiguée d’être si long-temps debout ”
Horace,
''Satires d’Horace et de Perse''
“ Ton épouse, tes fils désirent que tu meures ; Étranger ou voisin, commensal ou valet, Tout le monde te fuit, tout le monde te haït. Malheureux ! quand tu mets l’or avant tout le reste, Faut-il être surpris que chacun te déteste, Et que nul n’ait pour toi cette tendre pitié, Qu’obtient seule en retour une égale amitié ? ”
Mariage de M. Louis-Lucien Baclé… (1878)
“ Vous, mon Cousin, vous aimerez votre épouse comme une compagne que Dieu vous a donnée , toujours uni à elle, d'esprit et de cœur, vous serez son guide et son conseil, vous serez sa force et son appui, comme elle sera votre charme et votre trésor. ”
Jean-Baptiste Gindre de Mancy, Les Échos du Jura, par M. G. de Mancy… (1841)
“ Où les soins empressés d'une épouse fidèle Rendraient bénis des cieux les jours passés près d'elle. Là, par monts et par vaux, des courses à plaisir, Et d'heureux vers, enfants d'un plus heureux loisir. Là, se rencontre enfin la belle jeune femme, Qui doucement vous rit, dont votre cœur s'enflamme, Avec qui, sous l'ombrage, on s'entretient tout bas Comme avec une amante, et qui, sur votre bras, Pour gravir les sentiers humectés par la pluie, Rouge et baissant les yeux, timidement s'appuie. ”
Tristan Bernard,
Théâtre de Tristan Bernard
“ Je n’ai à mon actif que des mariages d’amour. Je suis un garçon foncièrement honnête, incapable de flirter avec une jeune fille autrement que pour le bon motif. Chaque fois que j’aime, j’épouse. J’ai aimé deux fois, je me suis marié deux fois. ”
Adolphe Adelus, Satires et poésies satiriques d'Adolphe Adelus… (1856)
“ C'est là que vous verrez des maris attrapés, Des épouses sans gêne et des amants trompés ! Plus d'un naïf bourgeois vous dira que sa fille, Sans avoir pris d'époux, s'est montée en famille ! Un autre reste absent pendant un an entier, Et trouve à son retour un petit héritier ! Vous, c'est un autre cas, votre épouse est si sage Que vous pouvez sans crainte entreprendre un voyage. Mais que de longs soupirs, que de coeurs repentants ! Que de maris surtout regrettent le bon temps , Le temps déjà si loin où, seuls en leurs chambrettes, Avant l'expérience ils rêvaient d'amourettes ! ”
Auguste Comte,
Testament d'Auguste Comte, avec les documents qui s'y rapportent…
(1884)
“ Loin qu'aucune puérile rivalité d'affection me pousse jamais à vous détourner de vos divers devoirs auprès d'elle, soyez bien assurée, en général, mon adorable épouse, que mon respectueux amour sera toujours fortifié par les sincères témoignages de votre filiale tendresse. ”
Eugène Sue,
Oeuvres. Miss Mary, ou l'Institutrice…
(1858)
“ Ce qui a été pour moi, de l'aveu de nos familles, un rêve enchanteur, et pourquoi hésiterais-je à le'dire? ce qui a été de l'amour, un saint et profond amour, que les doux et sérieux devoirs de l'épouse devaient consacrer, devient par la rigueur du sort une vive et sincère affection de frère et de soeur. Nous aimons-nous moins ? ”
Jacques Robin, Allocution prononcée par M. Robin… (1878)
“ L'épouse continuera l'innocence et le dévouement de la jeune fille. Gardez en votre cœur l'amour de N.-S. J-C., et à côté de cet amour, celui de votre époux. Tant que le premier sera persévérant, vous serez l'épouse fidèle et l'épouse aimée. ”
Adolphe Dumas,
La Cité des hommes, par M. Adolphe Dumas
(1835)
“ Soyez épouses, soeurs ; soyez filles ou mères, Et rêvez jour et nuit d'ombres et de chimères ; Le monde n'en tient compte ! A quoi bon s'informer ? Autrefois, quand la terre ainsi manquait à l'ame, On se vouait épouse à Dieu, car on est femme, Car on avait besoin d'aimer. ”
Miguel de Cervantes Saavedra,
L’Ingénieux Hidalgo Don Quichotte de la Manche
(1863)
“ Tu as à tes pieds ton épouse, et celle que tu veux qui le soit est dans les bras de son mari. Vois : te sera-t-il possible de défaire ce que le ciel a fait ? Ne vaut-il pas mieux que tu consentes à élever jusqu'à la rendre ton égale celle qui, malgré tant d'obstacles, et soutenue par sa constance, a les yeux sur tes yeux, et baigne de larmes amoureuses le visage de son véritable époux ? ”
Colette Yver,
Princesses de science
(1907)
“ Je voudrais cette tendresse de l’épouse qui s’est donnée toute à son mari, qui le réconforte, le calme, l’égaie ou le console, et reste toujours là, Thérèse, toujours... La tradition des épouses d’autrefois est bonne, elle est vraie, elle est naturelle. Tout ce qui rejette hors du foyer la vie de la femme est mauvais ”
“ L’épouse exprime son amour pour son époux, et l’époux son amour pour son épouse. 1 Le Cantique des cantiques, qui est de Salomon. 2 Qu’il me baise des baisers de sa bouche ! car tes amours sont plus agréables que le vin. 3 A cause de l’odeur de tes excellents parfums ; ton nom est comme un parfum répandu ; c’est pour cela que les filles t’ont aimé. 4 Tire-moi, que nous courions après toi. Après que le roi m’aura introduite dans ses cabinets, nous nous égaierons et nous réjouirons en toi ; nous célébrerons tes amours plus que le vin. Les hommes droits t’ont aimé. ”
Paris en chansons : notice sur les types excentriques de la grande ville…
“ Bonne maman, vous êtes bien âgée Pour contracter une telle union; De votre époux serez-vous protégée Quand c'est votre or qu'épouse l'harpagon? Le cœur est chaud, quoique l'on soit vieillie, On aime, on croit à de tendres amours. Craignez, maman, qu'aujourd'hui la mairie, Ne vous prépare, hélas ! de cruels jours. (bis.) L'air éveillé, la taille séduisante, Lançant le feu de ces longs yeux d'azur, Une autre épouse à mes yeux se présente Donnant le bras à l'époux déjà mûr ”
Delécluze,
Revue des Deux Mondes
“ Vous savez que la vie régulière et chaste de cette épouse a servi et sert encore de modèle à toutes les femmes d’un rang supérieur ou inférieur au sien. Qui vous arrêterait dans votre dessein, puisque des princes eux-mêmes n’ont pas craint d’épouser des filles pauvres ? Pour moi, mon cher Pierre, je ne vous conseille pas de vous presser d’épouser, si, comme vous le dites, cette fille est douce et s’arrange bien avec vous. ”
Bernardin de Saint-Pierre, L'Arcadie; suivie de La pierre d'Abraham
“ A la gaieté d’Antoinette, à son chapeau d’écorce de tilleul, et au vase qu’elle porte sous le bras, on la prendrait pour la naïade de ce ruisseau ; mais on voit bien, à sa timidité, qu’elle n’est qu’une bergère. Chère épouse, à son âge vous lui ressembliez tout-à-fait, quoique vous fussiez élevée au milieu des espérances d’une grande fortune.LA MÈRE.Si elle trouve un jour un époux qui vous ressemble, aucune fortune ne sera comparable à la sienne. ”
Abbé Robilliard, 12 Février 1866. Albert Hus - Camille Laporte… (1866)
“ Songez que vous aurez des peines comme tout le monde; car qui n'en a pas en cette vie ! mais ces peines ne seront jamais intolérables si vous savez vous consoler et vous fortifier l'un l'autre par les douceurs de votre union. - Que le mari soit juste et aimant, qu'il traite sou épouse comme la compagne de sa vie. Que l'épouse partage le sort de son mari, qu'elle soit humble et docile comme il convient à une épouse chrétienne. Le soin de sa maison, le dévouement sans bornes à son mari, doivent être sa gloire et son bonheur. ”
Colette Yver,
Princesses de science
(1907)
“ Elle est d’une essence précieuse, elle nous élève plus haut que les autres époux, elle nous met au-dessus des extases banales et sottes. Avoue que bien souvent mon énergie au travail, à ton insu, t’a toi-même entraîné mieux que les étreintes amollissantes. Mon pauvre chéri, défais-toi donc des vieux préjugés, apprends à comprendre l’épouse nouvelle. ”
Abel-François Villemain,
Essais sur le génie de Pindare
“ Elle va venir l’étoile du soir, apportant les joies désirées des époux ; elle va venir, avec l’astre favorable, l’épouse qui pénétrera ton âme de son impérieux amour et partagera près de toi la langueur de ton doux sommeil, ses bras gracieux passés sous ton col héroïque. Courez, fuseaux, courez en tissant vos trames. Nulle maison jamais ne cacha sous ses toits de telles amours. Nul amour jamais ne réunit deux âmes par un accord tel que le sent Thétis, tel que le sent Pelée. ”
