Résumé

Alfred Blot Idéales poésies, par Alfred Blot (1870)

Tu vas partir, ma reine, Quand j'ai l'âme encore pleine Des rayons de ton coeur.
Pose, ô ma blonde aimée, Ta tête parfumée,
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Sur mon front inquiet ; Il faut rompre le charme. Un sourire... une larme, Le monde est ainsi fait.
Il faut que tout se brise : Adieu !... c'est la devise De notre humanité. Il faut que l'églantine Meure sur la colline Qu'enivrait sa beauté.
Adieu !... ce fut un songe Qui berça, doux mensonge, Nos deux coeurs de vingt ans. Va, pars, ma toute belle ; Mais, songe à l'hirondelle Qui revient au printemps.
Source : Gallica

Alfred Blot Idéales poésies, par Alfred Blot (1870)

A genoux, je collai mes lèvres sur la pierre... Mon âme s'égarait en sanglots, en prière ! Tantôt je l'appelais, pensant qu'elle entendrait ; Puis je maudissais Dieu qui me la ravissait. Pour moi, le monde entier était là sous ce marbre, Et quand l'aube parut à la cime de l'arbre, Sur la même poussière elle me retrouva, Demandant à la mort de me rendre Heléna ! C'est là que je compris combien sont peu de chose Tous ces frêles espoirs où notre coeur se pose ; Que dans un autre monde on doit se réunir, Et qu'on est ici-bas pour apprendre à mourir !...
Source : Gallica

Alfred Blot Idéales poésies, par Alfred Blot (1870)

La musique affaiblie Venait, en expirant pleine de chants lointains, Répandre dans son coeur cette mélancolie Des souvenirs passés et des songes éteints ! Mais voici qu'une valse a frappé son oreille, Plus douce que les bruits d'un matin de printemps ; C'est l'air que l'on jouait quand il avait vingt ans ! Parmi ses sens glacés soudain son coeur s'éveille ; Vieillesse, cheveux blancs, froids dégoûts, tout à fui Il est jeune, il est fier, il est au bal aussi !
Cette enfant de quinze ans qu'une écharpe légère Moins fraîche que son cou voile de plis flottants, C'est sa soeur
Source : Gallica

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