Alfred Blot, Idéales poésies, par Alfred Blot (1870)
“ Tu vas partir, ma reine, Quand j'ai l'âme encore pleine Des rayons de ton coeur. Pose, ô ma blonde aimée, Ta tête parfumée, 10 Sur mon front inquiet ; Il faut rompre le charme. Un sourire... une larme, Le monde est ainsi fait. Il faut que tout se brise : Adieu !... c'est la devise De notre humanité. Il faut que l'églantine Meure sur la colline Qu'enivrait sa beauté. Adieu !... ce fut un songe Qui berça, doux mensonge, Nos deux coeurs de vingt ans. Va, pars, ma toute belle ; Mais, songe à l'hirondelle Qui revient au printemps. ”
