Virgile Foulon

Résumé

Virgile Foulon Théo, poème, par V. Foulon (1890)

Italie ! Italie! ô terre fortunée, Où naquit le sourire aux lèvres du bonheur! Où la langue, harmonie aux amants destinée, Enivre le plaisir et charme la douleur!
QUATRIÈME PARTIE 139
Toi, qu'on rêve si belle, aux heures de jeunesse, Que l'on aime en aimant, qu'on appelle en ses voeux, Chère même au zéphyr, qui s'envole et caresse De son aile, en passant, ton beau sein, sous les cieux !
Italie! Italie! oh! n'es-tu pas aimée, Même de ton ciel bleu, de ton soleil si doux, Quand ton printemps limpide et la brise embaumée Ont caressé ton front de leurs baisers jaloux?
Source : Gallica

Virgile Foulon Théo, poème, par V. Foulon (1890)

Je revis ses grands yeux sous les pleurs se voiler,
DEUXIÈME PARTIE 93
Et, sa main dans ma main, je la sentis trembler.
Nous restâmes longtemps l'un et l'autre en silence,
Sa tête sur mon bras, ma lèvre à ses cheveux.
Je respirais ému ce parfum d'innocence,
Qui semblait s'exhaler de ses bandeaux soyeux;
Et même je surpris des larmes sur ma joue,
Dans mon coeur, cet effroi qu'à peine l'on s'avoue,
Tant il semble impossible, en des instants si doux,
Que soit jamais brisée ou même désunie
Cette vie en deux corps, cette intime harmonie
Dont le Ciel, son auteur, est peut-être jaloux!
Source : Gallica

Virgile Foulon Théo, poème, par V. Foulon (1890)

Jamais!... oh! c'est si bon de vous revoir ensemble! » Et dans ses yeux alors tant de bonheur brillait Que Fanchon ajouta : « Le bon Dieu les rassemble, Ceux qui s'aiment! sur eux, voyez-vous... il veillait. »
Nous eûmes cependant, et plus d'une semaine, Des ennuis, des soucis et des désagréments. Théo fut très souffrante. Et même, par moments, Je ressentis au coeur une mortelle peine. Son front restait penché. L'incarnat frais et doux De sa joue, une fleur que l'on eût dite éclose, Chaque nouveau matin, perdant son reflet rose, Se marbrait sous l'effort d'une incessante toux.
Source : Gallica

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