“ La monarchie, en cette ornière, ne trouva pas une main tendue pour la secourir; moi, j'avais trouvé à cette place le bras et le secours de la jolie villageoise Fanchon. Que dis-je? Elle était assise encore sur le banc de ses noces, son chapeau sur le côté de sa tête, comme si elle m'attendait.Je n'eus pas la force de lui parler. Je la vis, qui nous suivait d'un regard inquiet et plein de larmes, comme si chaque voiture qui passait sur la route eût dû contenir un roi fugitif. Bonne Fanchon! ce regard de pitié me réconcilia avec elle. En la voyant si triste, j'oubliai sa cruauté envers moi. ”
Fanchon
Définition et enjeux
Fanchon, figure littéraire fréquente, incarne des facettes variées de l’humain à travers les œuvres de plusieurs auteurs. Dans Barnave de Jules Gabriel Janin, elle apparaît comme une figure bienveillante, tandis que Jean-Joseph Vadé la présente comme une reine idéalisée.
George Sand, dans La Petite Fadette, la dépeint comme une jeune femme séduisante, et Anatole France la place dans un cadre onirique. Ces représentations, tirées de textes différents, révèlent une figure complexe, à la fois émotionnelle et symbolique, liée à des thèmes comme l’amour, la pitié ou la recherche de sens.
Citations sur “Fanchon”
Jean-Joseph Vadé,
Œuvres de Vadé
“ Fanchon est ma Reine, Je cours de ce pas Reprendre ma chaîne ; Ah ! quelle a d’appas ! (Il sort.) Scène VI LUBIN, seul. J’ai cru faire un beau coup en changeant de future Margot était mon fait ; peste soit du marché ! Avec Fanchon, hélas ! il faudra donc conclure ! Qui ? moi garder Fanchon ! J’en serais bien fâché. Ariette : Sa nonchalance Ferait mon tourment : Une heure elle balance Pour dire froidement : Oui-da... Vraiment !... Plaît-il ?... Comment ?... Chaque mot est si lent Que j’en perds patience, Ou bien en silence, D’un pas chancelant. ”
Claudine Guérin de Tencin,
Œuvres complètes de mesdames de La Fayette…
“ Fanchon, qui voyait, par les changements de mon visage, ce qui se passait en moi, congédia notre hôtesse ; et pour me donner plus de liberté, renvoya aussi mon tuteur. Il ne m’aime donc plus, disais-je en répandant un torrent de larmes ! que lui ai-je fait pour n’être plus aimée ? J’expose ma réputation, j’abandonne ma patrie, et tout cela pour un ingrat ! Mais, Fanchon, crois-tu qu’il le soit ? ”
