Michel Millot

Élements biographiques

Michel Millot,  L’École des filles ou la philosophie des dames

“ Fanchette se trouvait bien soulagée après l’opération faite. Robinet s’approcha d’elle, la baisa, lui parla du plaisir qu’il avait eu ; elle lui parla du sien ; il lui témoigna en être plus aise que du sien propre, ce qui du reste était vrai, car quand on aime bien, on est plus content du plaisir de l’objet aimé que de celui qu’on éprouve soi-même. Cela est cause que si le garçon veut jouir de la fille dans des moments où elle n’est pas d’humeur, l’amour qu’elle a pour lui l’engage à y consentir, non pour son propre plaisir, mais pour celui de son amant. ”
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Michel Millot,  L’Escole des Filles (1668)

“ Bref, la main va agissant par tout : tantost sur le ventre plein et arrondy, tantost sur la motte velue, qu’elle empoigne et tire par les poils, fouillant et farfouillant des doigts à l’entrée du con, en faisant entr’ouvrir les deux lèvres de nature avec des émotions vives et ardentes, et de là faisant le tour par les hanches, elle est emportée sur les fesses, qui sont d’aimant pour elle et qui l’attirent avec tant de vertu que l’on voit le membre amoureux se tendre roidement vers le centre velu qui l’attire. ”
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Michel Millot,  L’École des filles ou la philosophie des dames

“ Sa taille doit être médiocre, sa poitrine large, sa voix forte et grosse ; un œil noir et vif, les cheveux durs, noirs et frisés, le nez aquilin et un peu grand, la barbe épaisse noire et dure et le corps couvert d’un poil épais, l’estomac un peu bombé, les reins bien cambrés et les fesses bien charnues ; lorsqu’il embrasse sa maîtresse il faut qu’on remarque qu’il la serre bien étroitement, et à peine l’aperçoit-il, qu’il la renverse sur le lit, lui prend les deux cuisses, qu’il place sur ses hanches, l’enfile avec vigueur et la secoue comme une marionnette. ”
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