Résumé

Michel Millot L’École des filles ou la philosophie des dames

Fanchette se trouvait bien soulagée après l’opération faite. Robinet s’approcha d’elle, la baisa, lui parla du plaisir qu’il avait eu ; elle lui parla du sien ; il lui témoigna en être plus aise que du sien propre, ce qui du reste était vrai, car quand on aime bien, on est plus content du plaisir de l’objet aimé que de celui qu’on éprouve soi-même. Cela est cause que si le garçon veut jouir de la fille dans des moments où elle n’est pas d’humeur, l’amour qu’elle a pour lui l’engage à y consentir, non pour son propre plaisir, mais pour celui de son amant.
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Michel Millot L’École des filles ou la philosophie des dames

Comprends-tu combien une fille doit sentir de plaisir lorsque ce membre pénètre dans son bijou ? Cette seule pensée me fait pâmer d’aise et après cela il n’y a plus rien à souhaiter : un homme est accompli.
— Que vous êtes savante, ma cousine, dit Fanchette. Quand je vous écoute et que je compare vos paroles avec celles qu’une mère dit à sa fille, lorsqu’elle lui prêche la vertu et l’honnêteté, j’y trouve bien de la différence ; les discours qu’elle tient engendrent la mélancolie, au lieu que les vôtres inspirent la douceur et la joie.
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Michel Millot L’École des filles ou la philosophie des dames

J’ai lu dans un livre fort instructif, répondit Suzanne, l’histoire de la fille d’un roi qui se servait d’une plaisante invention : elle avait une statue d’homme peinte en couleur de chair et fournie d’un puissant engin de matière moins dure que le reste ; cet engin était raide et creux ; il avait la tête rouge avec une petite fente au bout et deux pendants en forme de couillons, le tout imité d’après nature ; quand elle avait l’imagination échauffée par la vue de ce corps, elle approchait cet engin, se le fourrait dans le trou velu, empoignait les fesses de la statue et la penchait vers elle
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