Adolphe Mazure, Dictionnaire étymologique de la langue française… (1863)
“ VEINE, lat. vena, conduit qui mène le sang des extrémités au cœur. Au fig. une bonne veine, le talent des vers, la veine abondante du poëte, vena benigna ingenii, dit Horace. —Au moral n'avoir pas de sang dans les veines, n'avoir pas de coeur, n'être ému en rien de tout ce qui devrait offenser et blesser. — Vena, parait être pour vehena, et se rapporter à veho, traîner. Les anciens ne connaissaient pas la circulation du sang, mais ils connaissaient les phénomènes de son mouvement, et ils avaient bien vu que la veine est comme le canal du sang, ce qui le transporte. ”
