Résumé

Jules Béclard Traité élémentaire de physiologie humaine… (1870)

Je n'en appelle ni au bon sens de tous les hommes, qui vaut bien les méditations de quelques philosophes, ni au sentiment, la meilleure pierre de touche de la vérité : il est des choses qui n'ont pas besoin d'être prouvées, et les sciences mathématiques elles-mêmes reconnaissent des axiomes. Si la philosophie, pour le dire en passant, a si souvent rencontré l'indifférence, c'est aux efforts inutiles qu'elle a quelquefois tentés pour confondre en une seule substance l'esprit et la matière qu'elle doit s'en prendre.
La psychologie et la physiologie se partagent l'étude de l'homme.
Source : Gallica

Jules Béclard Traité élémentaire de physiologie humaine… (1855)

En vain quelques voix s'élèvent encore qui invoquent la tradition et l'autorité, et cherchent à défendre la science contre ce qu'elles appellent des entraînements irréfléchis. L'école de l'observation et de l'expérience ne s'en laisse pas imposer par les formes du langage, quelque séduisantes qu'elles soient. Pour elle, l'éloquence des mots n'est rien devant l'éloquence des phénomènes. Quand elle fait un pas en avant, elle sait d'où elle vient et où elle va, et elle ne reconnaît d'autre logique dans les sciences que la logique irrésistible des faits.
Source : Gallica

Jules Béclard Traité élémentaire de physiologie humaine… (1880-1884)

D'où vient l'acide carbonique exhalé, où va l'oxygène absorbé dans la respiration. — L'acide carbonique contenu dans l'air expiré vient évidemment du dedans, c'est-à-dire du sang qui circule dans les poumons, puisque l'air que nous respirons n'en contient que des traces. L'acide carbonique est un produit d'oxydation, résultat ultime des métamorphoses organiques de nos tissus qui tous contiennent du carbone. L'expression de vie est inséparable de l'idée de transformation ou de métamorphose; et l'acide carbonique est l'un des termes du travail organique.
Source : Gallica

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