La contraction, en linguistique, désigne la diminution quantitative d'entités lexicales, phonétiques ou grammaticales, observable à la fois dans la parole et l'écrit. Ce phénomène englobe des processus tels que l'aphérèse, la syncope ou l'élision, ainsi que des réductions syntaxiques comme l'ellipse. Plusieurs auteurs, tels que Jules Fiaux, Auguste Rogier ou Alfred Fouillée, ont étudié ses différentes facettes, allant de la physiologie biologique à l'analyse des mécanismes linguistiques.
Antonin Artaud, par exemple, la rattache à des états corporels, tandis que Paul Bert la considère comme un phénomène vital. Ces approches mettent en lumière la contraction comme un concept transversal, ancré à la fois dans la structure des langues et les processus biologiques, illustré par des exemples allant de la formation du mot « bus » au fonctionnement cardiaque.