Résumé

Julien Pioger Lois naturelles du développement physique… (1904)

Nous retrouvons donc dans notre propre développement la même loi de transformation ou d'évolution que dans l'univers tout entier.
Bien plus, si nous essayons de pénétrer le mécanisme de ces transformations, nous verrons que c'est bien là une nécessité, c'est-àdire une loi même de la vie. Si nous y réfléchissons, en effet, nous sentons bien que ce qui est vivant ne peut pas demeurer immuable; tout le monde sait et pense que la vie c'est le mouvement ; il serait impossible de comprendre une fonction autrement que comme un mode d'activité, c'est-à-dire une manifestation de mouvement.
Source : Gallica

Julien Pioger Lois naturelles du développement physique… (1904)

Autrement dit, ce ne sont pas les choses qui se limitent, mais c'est notre nature, c'est-à-dire notre faculté essentiellement relative de sentir, de percevoir et de connaître qui les limite en nous, dans la perception comme dans la connaissance que nous pouvons en avoir. Tout le problème de la Connaissance humaine aussi bien que de la Raison, c'est-à dire tout le problème de la Philosophie, est là, et il s'en trouve singulièrement éclairci, simplifié et, en même temps, rendu enfin satisfaisant pour la raison, devenue consciente d'elle-même et de sa relativité.
Source : Gallica

Julien Pioger Lois naturelles du développement physique… (1904)

N'est-ce pas là une preuve que l'attention, que la persévérance de l'enfant sont excitées, entretenues par ce qu'il commence à prendre notion de sa propre activité en même temps qu'une notion de rapport entre l'effort qu'il déploie et le résultat produit. Or ce commencement de compréhension, cette conscience que l'enfant prend ainsi de lui-même, constituent autant d'éléments adjuvants qui entrent en compte pour fortifier, coordonner, préciser la mémoire, en substituant une observation, une idée, une notion à une simple impression.
Source : Gallica

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