Résumé

Portrait de Paul Sollier Paul Sollier Le mécanisme des émotions : leçons faites à l'Université nouvelle de Bruxelles… (1905)

Actuellement nous n'avons à constater qu'une chose, c'est que chez un animal décérébré, chez lequel, par conséquent, aucune perception consciente ne peut avoir lieu, aucune représentation ne peut se produire, et qui ne peut, par conséquent, non plus éprouver aucun sentiment, les mêmes phénomènes d'émotion corporelle se manifestent sous l'influence des mêmes excitations qu'à l'état normal. Nous devons donc en conclure qu'il y a lieu de distinguer l'émotion corporelle et l'émotion cérébrale, désignées déjà par Janet et Dumas sous les noms d'émotion-choc et émotion-sentiment.
Source : Gallica

Portrait de Paul Sollier Paul Sollier Le mécanisme des émotions : leçons faites à l'Université nouvelle de Bruxelles… (1905)

Or, nous savons parfaitement à l'état normal si une représentation est le fait d'une perception d'origine externe, ou constitue un souvenir, ou est le produit de l'imagination. Nous avons donc le sentiment de la différence de sens du courant nerveux entre les centres du cerveau.
N'avons-nous pas, lorsque nous apprenons quelque chose, la sensation que cela se fixe dans notre cerveau, et que nous n'avons plus besoin de répéter les impressions que nous voulons retenir ? Avant même de nous être essayés à en évoquer l'image mnésique nous sentons si nous en sommes ou non capables.
Source : Gallica

Portrait de Paul Sollier Paul Sollier Le mécanisme des émotions : leçons faites à l'Université nouvelle de Bruxelles… (1905)

Le fait que l'habitude diminuerait la sensation affective, ce qui n'est pas, montre, pour Paulhan, que l'arrêt des tendances est le point de départ des émotions ; car l'habitude, en facilitant les rapports de l'excitation et de l'organisme, diminue cet arrêt des tendances. Mais ce n'est pas d'arrêt, c'est de plus
grande facilité des tendances qu'il s'agit alors. L'habitude consistant en ce que l'énergie n'emploie que les voies nécessaires à la réponse à l'excitation, il n'y a plus diffusion, donc plus d'émotion.
Source : Gallica

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