Résumé

André Cresson La représentation : essai philosophique (1936)

Nous croirons, de même, que le son que nous entendons se promène dans l'espace semblable à la représentation que nous avons de lui. Or la physique nous le démontre. Tel que nous l'entendons, le son n'existe que dans notre conscience. Ce qui y correspond dans la réalité ne ressemble aucunement à la sensation que nous éprouvons. Vibration des corps, ondulations de milieux élastiques, simples mouvements, voilà le son réel. Et ce que les sciences nous suggèrent pour les sons, elles nous l'imposent aussi pour la chaleur, pour la lumière, pour la composition chimique des corps.
Source : Gallica

André Cresson La représentation : essai philosophique (1936)

Schopenhauer a vu juste. La conscience est à la vie ce qu'est le paralytique clairvoyant à l'aveugle vigoureux qui le porte sur ses épaules.
Or encore une fois, s'il en est ainsi, on ne peut plus faire, de la conscience, le « tout être ». L'inconscient est la réalité même. Il est la vie. La conscience se greffe sur lui. Elle est, à la fois, un de ses produits et un de ses instruments.
Mais, va-t-on dire, est-ce que la philosophie de M. Bergson n'a pas beaucoup amélioré la théorie phénoméniste de la représentation ?
Source : Gallica

André Cresson La représentation : essai philosophique (1936)

Nos sensations sont, pour la conduite de notre vie, des disques et des signaux du même genre. Elles nous permettent de nous conduire, par rapport à notre milieu « sans le connaître, comme si nous le connaissions ». Celui qui sent la température s'accroître en approchant la main d'un objet n'a pas besoin de discerner les mouvements de ses molécules pour savoir qu'il fera bien de ne pas le toucher. Quiconque l'a compris se sert de ses sens et n'en est plus dupe. Il sait que la première représentation qu'il a des choses n'est pas exacte.
Source : Gallica

Chaque jour avec Kwize, l'actualité mise en perspective par la littérature