Résumé

Collectif Revue de métaphysique et de morale

Ne faut-il pas une science différente qui examine et apprécie ces principes ? Dût-on prouver que ce ne sont qu’imaginations vaines, encore faut-il pour le prouver se servir d’une telle science. S’il faut philosopher, a dit un ancien, il faut philosopher ; et s’il ne faut pas philosopher, il faut philosopher.
La théorie écartée, disait Kant, il reste la pratique ; la métaphysique mise à néant, il reste la morale ; et la morale, fondée sur une idée qui nous est toujours présente de devoir ou de loi à accomplir, avec des croyances, à défaut de science, qui s’en concluent, se suffit à elle-même.
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La conscience, comme la pensée même, est le sentiment ou affirmation spontanée d’un tout du senti, c’est-à-dire d’un rapport de subordination entre le tout et un centre qui l’éclaire, un but poursuivi qui j’explique. Point de conscience sans activité volontaire et finalité, sans effort, sans lutte. — Dans la réflexion un degré de plus de liaison, d’unité : le centre de pensée, le moi se subordonne au tout absolu, affirme, éprouve sa dépendance. Plus de conscience proprement dite la conscience disparaît avec l’indépendance, la volonté, l’effort, le moi.
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L’État est puissance ; un État faible est un non-sens ; les petits États n’ont aucun droit à l’existence. L’État est au-dessus de la morale, son seul devoir est d’être fort ; la fin justifie les moyens. L’État est au-dessus de la société civile ; entre l’individu et l’État il y a une véritable antithèse ; seul l’État a le sens de la chose commune ; le devoir des citoyens est d’obéir.
Les actes de l’Allemagne ne sont que l’application logique de ces idées : violation de la neutralité belge et des conventions de la Haye, guerre systématiquement inhumaine, négation du droit des nationalités.
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