Résumé

Dictionnaire des sciences philosophiques… (1875)

L'unité est tout et au-dessus de tout. En se multipliant, elle fait tout, devient tout, et reste elle-même tout entière, pure de tout mélange, exempte de tout mouvement, dans son identité éternelle. De cet abîme de perfection qui confond la pensée et ne peut être entrevu que par quelques âmes d'élite dans l'éclair rapide de l'extase, de cette mystérieuse source émané éternellement un second principe, l'intelligence, image de l'unité, inférieure à elle, mais comme elle féconde. L'intelligence éternelle enfante l'éternelle activité, l'âme, principe de tout mouvement.
Source : Gallica

Dictionnaire des sciences philosophiques… (1875)

La nature sans Dieu n'est qu'une ombre vaine; Dieu sans la nature n'est qu'une morte abstraction. Du sein de l'éternité immobile, de l'immensité infinie, de la cause toute-puissante, de l'être sans bornes, s'échappent sans cesse, par une loi nécessaire, une variété infinie d'êtres contingents et imparfaits qui se succèdent dans le temps, qui sont juxtaposés dans l'espace, qui sortent sans cesse de Dieu et aspirent sans cesse à y rentrer. Dieu et la nature ne sont pas deux êtres, mais l'être unique sous sa double face ici, l'unité qui se multiplie
Source : Gallica

Dictionnaire des sciences philosophiques… (1875)

L'une et l'autre, celle-ci par le chemin de l'abstraction et du raisonnement, celle-là sur les ailes de l'inspiration, s'élèvent également vers l'infini, et ne s'arrêtent qu'au moment de se perdre dans cet abîme sans fond. L'infini est tout à la fois ce qu'il y a de plus réel dans l'ensemble des êtres, le degré le plus élevé de la vérité poursuivie par le philosophe, et la dernière limite de la perfection idéale que rêve le poëte et dont il se plait à revêtir les œuvres de sa création.
Source : Gallica

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