Résumé

Mémoires de l'Académie royale des sciences morales et politiques de l'Institut de France… (1841-1847)

Ce n'est point l'esprit en soi qui anéantit les objets, ce n'est pas lui non plus qui s'élève au-dessus du fini; mais c'est l'abstraction du philosophe, c'est l'abstraction de Fichte et de Schelling qui, en se séparant des objets, croit les anéantir. Ces philosophes confondent l'anéantissement des objets par la puissance de l'abstraction, avec leur anéantissement par le sujet pur. C'est la même puissance d'abstraction qui, en se séparant du fini, croit s'élever à l'infini.
Source : Gallica

Mémoires de l'Académie royale des sciences morales et politiques de l'Institut de France… (1841-1847)

ANTITHÈSE. — L'infini n'est pas un; l'espace pur a une existence nécessaire. Il est infini, mais je conçois un autre infini qui existe dans l'espace : cet autre infini est l'être éternel, la substance pensante, la substance douée d'une pensée infinie; il y a donc au moins deux infinis; il est faux que l'infini soit un.
Il est de fait que des rationalistes admettent plusieurs infinis. Spinosa admet une étendue infinie et une pensée infinie. Newton, Clarke et Locke admettent une intelligence infinie, et un espace infini, distinct de cette intelligence.
Source : Gallica

Mémoires de l'Académie royale des sciences morales et politiques de l'Institut de France… (1841-1847)

Etre homme, et rien de plus; voir sans regarder, entendre sans écouter, céder sans effort à la pente naturelle de sa raison et se laisser frapper par le spectacle du monde ; d'un seul mot, connaître sans vouloir. C'est au point que tous nos efforts ne parviendraient pas à nous soustraire à la lumière irrésistible et aux inévitables vérités du sens commun. Que faut-il, au contraire, pour acquérir la science?
Source : Gallica

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