Résumé

Raffaele Mariano La philosophie contemporaine en Italie… (1868)

Le simple être est bien un moment du vrai, mais ce n'en est que le moment le plus abstrait et le plus vide. L'absolu, Dieu, n'est point l'être, mais l'intelligence, ou, pour mieux dire, la pensée, la pensée qui enveloppe l'être comme un moment subordonné. Ce qui montre en même temps que la certitude de la connaissance, ou, si l'on veut, l'unité de la connaissance et de l'être ne peut être engendrée que par la pensée idéale, c'est-à-dire par la pensée qui se meut dans la sphère de l'idée, ou par l'idée qui est devenue pensée.
Source : Gallica

Raffaele Mariano La philosophie contemporaine en Italie… (1868)

Et sur quoi se fonde-t-on lorsqu'on prétend que nous savons que Dieu est, mais que nous ne savons pas ce qu'il est ? Car penser l'existence de Dieu, c'est déjà penser un être sui generis, qui comme tel se distingue de tous les autres, et partant c'est penser plus que sa simple existence. Enfin si nous ne pouvons rien affirmer de la nature divine, de quel droit et en vertu de quel principe nous parle-t-on, comme le fait Galluppi, d'un Dieu créateur. Et si l'essence des choses nous échappe, à quoi bon parler de vérité, de science et de philosophie?
Source : Gallica

Raffaele Mariano La philosophie contemporaine en Italie… (1868)

Qu'on éprouve la sensation de la lumière ou qu'on ait le sentiment de l'infini, aussi longtemps que la pensée n'a pas franchi ces limites, et qu'elle n'a pas supprimé l'élément sensible en s'élevant à l'idée, elle demeure hors de la sphère de la science. C'est que le fait n'est que le fait; et le fait on pourra l'étendre, le combiner et le torturer de toutes les façons, il ne donnera que lui-même, c'est-à-dire il ne donnera pas la science, car la science n'est pas la connaissance des faits et du particulier, mais la connaissance des principes et de l'universel.
Source : Gallica

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