Résumé

Portrait de Augusto Vera Augusto Vera Strauss, l'ancienne et la nouvelle foi (1873)

La religion est donc ce qu'elle est suivant son idée, et elle contient la vérité qui est dans son idée. Mais il y a, dit-on, dans la religion le mythe, la légende. Est-ce là la vérité? A cela il faut répondre d'abord qu'il y a dans la religion autre chose, et que le mythe et la légende n'y constituent pas l'essentiel, car l'essentiel c'est l'unité, la réconciliation de l'esprit fini et de l'esprit infini, ou, comme on dit aussi, du monde et de Dieu dans la foi et l'amour.
Source : Gallica

Portrait de Augusto Vera Augusto Vera Strauss, l'ancienne et la nouvelle foi (1873)

Le bien réel ne peut être sans le concours de son contraire. Quand on place l'origine, le principe du mal ailleurs qu'en Dieu, et qu'on croit par là sauvegarder ce qu'on appelle perfection de la nature divine, dans le fait, on la fausse, par cela même qu'on en brise l'unité. Est-ce à dire pour cela que Dieu soit le mal ? Nullement. Dieu n'est ni l'affirmation ni la négation, ni l'innocence ni le péché, ni le bien ni le mal, mais il est l'affirmation absolue, comme négation de la négation, comme negativité absolue, c'est-à-dire comme esprit absolu.
Source : Gallica

Portrait de Augusto Vera Augusto Vera Strauss, l'ancienne et la nouvelle foi (1873)

Mais s'il y a une idée de l'espèce humaine, nous ne sommes plus dans le cahos, nous sommes dans l'idéalisme, et le cahos s'évanouit par cela même, et avec le cahos s'évanouissent aussi les créations infinies engendrées par l'imagination cahotique. C'est ce qui devient, plus évident encore en passant de la moralité à la religion.
Dans la religion, dit encore Strauss, l'homme, — et par suite l'idée de l'espèce humaine — est en rapport avec l'idée de l'univers. Il y a donc aussi une idée de l'univers, et, de plus, il y a un rapport de l'idée de l'homme, ou de l'humanité avec l'idée de l'univers.
Source : Gallica

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