Gottfried Wilhelm von Leibniz

Définition et enjeux

Freiherr von Gottfried Wilhelm Leibniz La monadologie (1909)

Mais un être possède d'autant plus et d'intelligence et d'intelligibilité qu'il enveloppe moins de matière, et qu'il est par là même plus actif; car ce sont là deux choses qui croissent en raison inverse l'une de l'autre. Et, partant, ce qui fait en définitive la bonté morale d'un être, c'est son degré d'activité. Leibniz reste d'accord avec lui-même, en éthique comme en métaphysique: c'est du principe fondamental de sa philosophie qu'il déduit sa notion du bien.
Source : Gutenberg

Freiherr von Gottfried Wilhelm Leibniz La monadologie (1909)

La création lui apparaît au fond comme un épanouissement des possibles, comme «une fulguration» des idées divines à travers le temps et l'espace [250] : c'est «une émanation» des intelligibles, qui se fait en Dieu même sous le libre effort de sa volonté [251] . Et, si cela n'est pas du Spinoza, c'est au moins du Schelling. Leibniz, il est vrai, se garde de recourir à une formule aussi nette que celle de ces deux derniers philosophes. Il a mille manières de nuancer ses pensées, de les tourner, de les grandir et de les amoindrir. Mais on sent bien qu'il est sur la pente du monisme.
Source : Gutenberg

Freiherr von Gottfried Wilhelm Leibniz La monadologie (1909)

La philosophie de Leibniz est donc un retour «aux formes substantielles, si décriées [48] ». Pour lui, comme pour Aristote, la substance enveloppe deux co-principes essentiels dont l'un est actif et l'autre passif; l'être est une dualité qui se ramène à l'unité d'un même sujet: c'est une trinité. Mais cette vieille conception revêt, sous l'effort de Leibniz, un aspect absolument nouveau. D'abord, il transporte du tout aux parties la définition de la substance donnée par Aristote.
Source : Gutenberg

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