Johann Wolfgang von Goethe,
Théâtre de Goethe
“ ORESTE. Est-ce ici le temple de Bacchus ? Et une indomptable, une sainte fureur saisit-elle la prêtresse ? IPHIGÉNIE. Oh ! écoute-moi, vois comme, après un long temps, mon cœur s’ouvre au bonheur de baiser la tête de l’homme le plus cher que le monde me puisse offrir encore ; de te presser dans mes bras, qui ne s’ouvraient qu’au souffle des vents. Oh ! laissemoi, laisse-moi !... car la source éternelle qui jaillit du Parnasse, de rochers en rochers, ne descend pas plus pure dans la riche vallée, que la joie qui s’épanche à flots de mon sein, et m’environne comme un océan de bonheur. ”

