Émile Montégut

Élements biographiques

Émile Montégut Esquisses littéraires ; Mme Desbordes-Valmore…

«Pourquoi, amour, m’abandonnes-tu et me reprends-tu ce que tu m’as donné? » mais elle dit : « Pourquoi ne m’as-tu pas épargnée? » Elle imite en l’honneur du dieu païen, sans trop s’en douter, les accens des vieux cantiques religieux où est exprimé le deuil de l’âme. « Du plus profond de l’abîme, j’ai crié vers toi, amour... Aie pitié de moi, toi qui tiens nos cœurs dans tes mains. Vois, les larmes ont creusé mon visage, et la fièvre a consumé ma chair... Toute la nuit je me suis retournée sur ma couche, et j’ai entendu dans le silence gémir la voix de mon cœur. »
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Émile Montégut Revue des Deux Mondes

Toute vie est en Dieu, toute mort est dans l’homme ; avec quelle imagination lugubre, quelle éloquence morose, quelle noire analyse, ils exprimèrent cette terrible pensée, la littérature protestante de l’époque de ferveur, spécialement en Angleterre, peut nous l’apprendre. Jamais on n’a peint avec ce degré de puissance non plus seulement la mort confinée dans le sépulcre, mais la mort répandue dans le monde même de la vie, le poison coulant dans toute source limpide, le ver caché au pied de toute fleur, le ferment d’aigreur dans tout parfum, le crime dont est faite toute joie.
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Émile Montégut Mélanges critiques : Victor Hugo… (1887)

« Que ceci soit comme un signe dans votre main et comme un monument devant vos yeux, » ceux qui adorent l'idée et non l'idole n'éprouvent point tant de défaillances et de découragements. La vérité morale ne trompe jamais. « Ce que j'ai aimé, dit Edgar Quinet, je l'ai trouvé chaque jour plus aimable. Chaque jour la justice m'a paru plus sainte, la liberté plus belle, la parole plus sacrée, l'art plus réel, la réalité plus artiste, la poésie plus vraie, la vérité plus poétique, la nature plus divine, le divin plus naturel. »
Source : Gallica

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