Résumé

Émile Montégut Les Chansons des Rues et des Bois de M. Victor Hugo

Où notre imagination cherchera-t-elle la formule magique qui lui permettra d’évoquer les mânes subtils de choses qui, vivantes et près de nous, étaient déjà presque insaisissables ? Et puis ce n’est pas en vain que nous avons vécu, que notre cœur s’est bronzé au combat de la vie, que notre âme a soutenu le poids du jour et le choc sans cesse renouvelé des passions violentes, que l’ambition nous a versé son capiteux breuvage, que nous avons pris part aux luttes de nos semblables, que nous avons connu peut-être les austères amours de la justice et de la vérité.
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Émile Montégut Les Chansons des Rues et des Bois de M. Victor Hugo

La paix a ses férocités comme la guerre, et celles-là ne sont pas les moins lâches ; la guerre a son humanité comme la paix, et celle-là n’est pas la moins noble. Le jour où la guerre disparaîtrait, il serait fort à craindre que certains sentimens qui, s’ils ne sont pas l’humanité, sont bien au moins de sa famille, disparussent en même temps, et s’il fallait une preuve que le génie de la guerre porte un tout autre visage qu’un visage homicide, j’appellerais en témoignage M. Hugo lui-même.
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Émile Montégut Les Chansons des Rues et des Bois de M. Victor Hugo

Les inspirations du poète sont soumises aux mêmes lois naturelles qui proportionnent la durée des êtres à leur importance ; le chêne verdit pendant un siècle, les roses fleurissent un printemps, les libellules sont créées pour raser pendant quelques semaines la surface des ruisseaux, les éphémères pour vivre un jour auprès de leur fleuve Hypanis, et les caprices fortuits de la sensualité pour dicter quelques inspirations charmantes et puis s’évanouir.
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