“ Horace n'est qu'un enfant, il le sera peut-être encore pendant plusieurs années; mais enfin il deviendra un homme, et il abjurera peut-être les erreurs de son coeur et de son esprit. Il se repentira du mal qu'il a fait sans le comprendre, et tu seras dans sa vie un remords cuisant. S'il revoit un jour ce bel enfant, qui, grâce à toi, sera sans doute adorable, et si tu lui refuses le droit de le serrer sur son coeur...—Arsène, ta générosité t'abuse, interrompit Marthe avec une énergie douloureuse; Horace n'aimera jamais son enfant. ”
Horace
Définition et enjeux
Horace, poète romain du Ier siècle av. J.-C., est célèbre pour ses odes et ses satires, qui mêlent lyrisme, ironie et réflexion morale. Les interprétations de son œuvre, comme chez George Sand qui le présente comme un personnage tragique ou Henri Blaze de Bury qui souligne son rôle d’esthéticien, révèlent une diversité d’approches.
Horace lui-même, dans sa préface, affirme sa place entre la campagne et la ville, tandis que Pierre Corneille le place au cœur d’un dilemme moral. Ces perspectives, allant de l’analyse littéraire à la réflexion philosophique, mettent en lumière la pérennité de son héritage, toujours cité et savouré, selon les mots de Blaze de Bury, comme un « livre ouvert sans cesse ».
Citations sur “Horace”
“ Les vrais poètes sont contemporains de tous les siècles et la postérité continue d’aimer et d’honorer dans sa meilleure part l’âme profonde ou légère qu’ils ont exhalée dans leurs chants. Sauf la différence des temps et des mœurs, Horace est encore un des nôtres, le mieux doué, le plus sensible et le plus délicat. S’il savoure avec délices les douceurs de la vie rustique, il ne s’y laisse pas absorber. Même en vantant la campagne, il se souvient de la ville et reste en partie citadin. On le devine à la ciselure de diction qu’il porte dans ses odes et qu’un art consommé peut seul atteindre. ”
Henri Blaze de Bury,
Horace et ses traducteurs
“ Horace reste, dans les Odes, l’esthéticien parfait que nous montrent les Satires. Il a voyagé entre temps, connu, goûté les Grecs, sait par cœur tous les grands modèles : Alcée, Sapho, Anacréon, et les imite, non point en écolâtre et en dilettante, mais en maître, en Romain jaloux de donner à la lyre de son pays des qualités musicales et rhythmiques qui lui manquaient. En ce sens, nul n’a mieux réussi ; quelle besogne correcte et curieusement ouvragée que la sienne ! ”
