Résumé

Portrait de Victor Poupin Victor Poupin Un bal à l'Opéra. [Marcaillou. Les Poésies d'Horace Mairet… (1867)

Sa lecture terminée, madame Cusset plia la lettre, et après avoir promené sur les deux amis un regard moitié mécontent, moitié sardonique, qui n'échappa pas à l'artiste, elle revint vers eux.
Monsieur Mairet, dit-elle en coquetant, vous m'avez abandonné la grande dame...
— Contre votre amitié...
— Je voudrais la victoire complète; sacrifiez-moi aussi la jeune fille...
— Que me donnerez-vous pour cette défection?
Amour pour amour, s'écria Félix emporté par le dépit.
— Devenez-vous fou? dit la veuve avec plus d'étonnement que de colère. Est-il assez sot!... murmura-t-elle.
Source : Gallica

Portrait de Victor Poupin Victor Poupin Un bal à l'Opéra. [Marcaillou. Les Poésies d'Horace Mairet… (1867)

Heureusement, monsieur Horace, l'amour n'a rien à faire ici.
— Qu'en savez-vous? interrogea l'artiste en jetant rageusement sa palette sur la boite à peindre.
— Voyez-vous la stupéfaction de mon pauvre cousin? répliqua madame Cusset en essayant de rire pour dissimuler le trouble qui s'emparait d'elle ; le voyez-vous apprenant qu'il est exposé à être assassiné pour un portrait qu'il ne prendra qu'à contrecoeur.
Source : Gallica

Portrait de Victor Poupin Victor Poupin Un bal à l'Opéra. [Marcaillou. Les Poésies d'Horace Mairet… (1867)

LES POÉSIES D'HORACE MAIRET 171
— Je vous offrirais mon amitié.
— Je gagnerais trop au change.
— La voulez-vous? Restez à dîner...
— Horace nous ferait le plus grand plaisir, mais que dirait certaine jeune personne... Elle pleurerait...
— Partez donc, monsieur! Je pouvais, égoïste, vous exposer à perdre un patronage dont votre talent peut se passer ; mais faire pleurer de beaux yeux, affliger un jeune coeur, inquiéter une affection, c'est tout autre chose! Je ne me consolerais pas qu'Elle eût le moindre chagrin à cause de moi.
Source : Gallica

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