Résumé

Portrait de Sophie de Ségur Sophie de Ségur Après la pluie le beau temps, par Mme la Ctesse de Ségur… (1871)

M. DORMÈRE.
Tu es donc bien contente d'avoir ton Rame, ma chère petite?
GENEVIÈVE.
Oh ! oui, mon oncle, si contente que je sens mon coeur qui saute dans ma poitrine. Tu verras, Georges, comme il est bon et complaisant! Quand tu auras envie de quelque chose tu n'auras qu'à le lui demander ; il te l'aura tout de suite.
GEORGES, avec humeur.
Je n'ai besoin de rien et je ne lui demanderai rien. D'ailleurs c'est bête ce que tu dis ; est-ce que ce nègre qui n'a rien, qui n'est pas chez lui mais chez papa, peut m'avoir un cheval, un éléphant, un fusil, un meuble.
Source : Gallica

Portrait de Sophie de Ségur Sophie de Ségur Après la pluie le beau temps, par Mme la Ctesse de Ségur… (1871)

GENEVIÈVE, souriant.
Tu fais des suppositions improbables, mon pauvre Jacques ! Pourquoi veux-tu que Mlle Primerose meure ?
JACQUES.
Je suis loin de le vouloir, mais enfin c'est possible.
GENEVIÈVE.
Nous pouvons tous mourir aussi.
JACQUES.
Voilà qui est improbable pour le coup. Mais tu ne veux pas; n'en parlons plus.
GENEVIÈVE.
Si fait, parlons-en encore. Et quant à moi, je te jure que si tes parents, ma cousine Primerose, et mon subrogé-tuteur le trouvent bon, j'en serai très-heureuse. Tu sais que tout mon coeur est à toi, et qu'unir ma vie à la tienne est mon voeu le plus ardent.
Source : Gallica

Portrait de Sophie de Ségur Sophie de Ségur Après la pluie le beau temps, par Mme la Ctesse de Ségur… (1871)

Adieu, ma cousine.
MADEMOISELLE PRIMEROSE.
Adieu, mon cousin; et soyez de plus belle humeur ; aujourd'hui vous avez l'air d'un pacha qui va faire couper des têtes.
MADAME DE SAINT-AIMAR.
Quelles idées vous avez, Cunégonde. M. Dormère a, comme toujours, l'air aimable et bon.
MADEMOISELLE PRIMEROSE.
Surtout dans ce moment-ci, où il fronce le sourcil comme un sultan.
La voiture partit, et Mlle Primerose raconta à son amie la méchanceté de Georges et ce qu'elle croyait être une excuse mensongère. Mme de Saint-Aimar prit parti pour Georges tout en se gardant d'accuser Geneviève.
Source : Gallica

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