E. Beulé, Études et portraits du siècle d’Auguste
“ Si Titus avait régné trois ans de plus, il était en face de la ruine, de courtisans insatiables, d’une multitude affamée, d’exigences et de besoins sans nom que l’empire avait fait naître, que l’empereur devait assouvir. Titus connaissait cette pente : il l’avait descendue et remontée librement pour gagner l’admiration des hommes ; peut-être y aurait-il glissé plus rapidement qu’un autre quand la fatalité l’y aurait poussé. Oui, la mort qui l’a ravi, quand il était encore riche, bienfaisant, populaire, était un présent des dieux ; elle l’a soustrait aux luttes, elle a consacré sa gloire ”
