Résumé

Louis Lescoeur L'Église catholique et le gouvernement russe (1903)

Pierre le Grand avait déjà reconnu le danger et les inconvénients de deux pouvoirs dans un État, celui de l'empereur et celui des patriarches ; et pourtant, de nos jours, le gouvernement admet lui-même l'autorité du Pape. On peut abolir le concordat, fermer tous les monastères, diminuer le nombre des paroisses et des prêtres, on peut faire passer des milliers de catholiques à l'orthodoxie ; mais tant qu'il existera en Russie une Église latine, la puissance du Pape ne périra pas, et plus elle aura l'apparence d'être amoindrie, plus son influence morale sera grande en réalité.
Source : Gallica

Louis Lescoeur L'Église catholique et le gouvernement russe (1903)

C'est que le système des religions nationales et politiques, renouvelé du paganisme, prôné, favorisé, et trop souvent imposé par des libres penseurs de toutes nuances et de tout étage, est un système jugé et condamné par l'histoire, autant que par l'Évangile et par la raison. Sans doute, la masse des politiques incroyants, pour qui la religion n'a jamais été qu'un moyen, ne sera pas convertie par le triste succès des efforts tentés pour souder définitivement, à l'aide de l'Église russe, la Pologne catholique à l'empire russe.
Source : Gallica

Louis Lescoeur L'Église catholique et le gouvernement russe (1903)

Elle ne le sera point, enfin, par nos frères de Lorraine et d'Alsace, qui savent aujourd'hui, par expérience, comme les enfants de la Pologne, si l'on change de patrie par cela seul qu'un traité, imposé par le fer et le feu, a donné à un pouvoir étranger le droit de fouler aux pieds non seulement nos intérêts les plus chers, mais encore les institutions, la langue et la foi de nos aïeux !
Qui ne sait d'ailleurs que la foi chrétienne, en imposant la charité à l'égard de tous les hommes, impose à tous les enfants d'un même peuple un amour particulier pour leur patrie?
Source : Gallica

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