Augustin Picard, Revue des Deux Mondes
“ Catherine reprit l’idée du grand tsar en s’efforçant de la décorer d’une auréole philosophique et philanthropique dont l’Europe du XVIIIe siècle fit grand bruit. Au fond, ce qui préoccupa cette princesse, plutôt allemande que slave, ce ne fut ni l’amélioration du sort de ses sujets esclaves, ni la réforme du clergé orthodoxe. Catherine n’eut qu’une pensée, conquérir et dominer : c’est au-delà des frontières de la Russie qu’elle porta constamment ses regards, c’est dans la politique extérieure qu’elle continua surtout la tradition de Pierre le Grand. ”
