Adelaïde Celliez, Les Impératrices. France, Russie… (1860)
“ On dirait que le génie heureux et fatal de Catherine ait plané sur ces premiers jours d'Alexandre, ce petit-fils préféré de son cœur, l'objet de ses soins, qu'elle avait élevé pour l'empire; l'héritier de sa beauté, de sa grâce, de ses talents, — qui avait ses qualités et qui n'eut pas ses vices. — Il semblait que, comme un génie à la fois malfaisant et bienfaiteur, elle eût dit. -Il régnera, son règne sera le complément et le perfectionnement du mien ; — mais comme le mien, ce règne aura une tache de sang. —Ce que je n'ai pas fait de mon vivant, mon génie survit pour l'accomplir après moi. ”
