“ À ces mots, le roi fut ému d’une compassion extrême et lui dit : Hé ! épouse fidèle, les vivants sont liés entre eux aussi longtemps que dure la vie. Tant que ton époux était en vie, il était ton mari, il y avait un lien entre toi et lui. ”
époux
Définition et enjeux
Le terme « époux » désigne un conjoint masculin, engagé dans une relation conjugale encadrée par des droits et devoirs juridiques, sociaux et affectifs. Historiquement associé au mariage, son statut a connu des transformations, intégrant des unions non mariées ou des couples de même sexe, selon les législations.
En France, il englobe désormais les mariés, les pacsés ou les concubins, tandis que le Québec réserve le terme aux unions légales ou civiles. Des auteurs comme Shakespeare ou Sainte-Beuve ont abordé cette figure à travers des récits de fidélité et de responsabilité, illustrant les tensions entre amour et devoir. La notion d’époux, marquée par des variations culturelles, révèle une dynamique sociale en constante évolution.
Citations sur l'époux
Various, L'Illustration, No. 0025, 19 Août 1843
“ Mais le sommeil paisible n'est plus pour toi; ton époux est là l'accablant de son silence. Pendant les heures pesantes des longues veilles, tu cherches à reporter ta pensée sur les soucis et les plaisirs de la vie; tu cherches le bonheur dans cet objet que tu appelles ton bien, et qui est la source de tous tes maux. Mais là encore que de doutes! que de délires! Qui t'assure d'être aimée? T'a-t-il donné de son amour les preuves que ton mari t'a données de sa tendresse? Il m'aimera, dis-tu, parce que je l'aime! Ton époux ne t'aimait-il pas? ”
H.-T. Poisson, Feux-follets : poésies. Tome 2 (1838)
“ J'ai fait choix pour ton mariage D'un époux qui compte sur toi. LA FILLE. Déjà pour lui mon cœur soupire , Vite, daignez me le nommer ! Il est si doux de pouvoir dire : Maman le veut, je dois l'aimer. LA MÈRE. Bien, mon enfant ! De la jeunesse S'il n'a plus l'air audacieux, Par sa raison, par sa sagesse Il doit te plaire encore mieux. ”
Charles Augustin Sainte-Beuve,
Poésies
“ Vous, noble époux ; vous, femme, à la main votre aiguille, À vos pieds vos enfants ; chaque soir, en famille, Vous livrez aux doux riens vos deux cœurs reposés, Vous vivez l’un dans l’autre et vous vous suffisez. ”
William Shakespeare,
Oeuvres complètes de Shakspeare…
(1843)
“ Si vous êtes une fleur fraîche et vierge encore, choisissez l'époux qu'il vous plaira, je payerai votre dot, car je devine que par votre vertueuse assistance, tout en restant fille vous-même, une épouse est devenue femme. — Nous entendrons à loisir ce récit dans tous ses détails. Jusqu'ici tout s'annonce bien; avec une conclusion aussi heureuse, une fois le malheur passé, le bonheur n'en est que plus doux. ”
Auguste Génin,
Vers pour elle : 1883-1906
(1913)
“ Un époux adoré, deux fils dignes d'envie, Une fillette, tendre fleur... Richesse, amour, santé, dans sa bonté suprême Dieu, qui vous donna tout, fait encor qu'on vous aime Pour votre esprit et votre coeur. ”
Coudurier, L'art de parvenir , poëme en trois chants… (1824)
“ Mais du choix d'une épouse occupé désormais, Ton cœur voudrait enfin s'enchatner à jamais, Et sous les lois d'hymen, dans ton destin prospère, Te faire le modèle et d'époux et de père. Dans tes nouveaux amours détermine ton choix Sur un parti brillant, noble et riche à la fois. ”
Adolphe Adelus, Satires et poésies satiriques d'Adolphe Adelus… (1856)
“ C'est là que vous verrez des maris attrapés, Des épouses sans gêne et des amants trompés ! Plus d'un naïf bourgeois vous dira que sa fille, Sans avoir pris d'époux, s'est montée en famille ! Un autre reste absent pendant un an entier, Et trouve à son retour un petit héritier ! Vous, c'est un autre cas, votre épouse est si sage Que vous pouvez sans crainte entreprendre un voyage. Mais que de longs soupirs, que de coeurs repentants ! Que de maris surtout regrettent le bon temps , Le temps déjà si loin où, seuls en leurs chambrettes, Avant l'expérience ils rêvaient d'amourettes ! ”
Claude Farrère,
L'extraordinaire aventure d'Achmet Pacha Djemaleddine…
“ Vous savez que nos maris sont aussi des hommes à peu près pareils à vos maris, quoiqu'un peu plus naïfs, un peu plus simples, un peu plus neufs,—comme sont leurs femmes... Tels époux, telles épouses, chacun sait! Il n'y a pas là de quoi s'étonner. ”
Isabelle de Charrière,
Caliste ou Lettres écrites de Lausanne
(1785)
“ N’as-tu pas lu quelques romans ? et n’as-tu jamais partagé le sentiment de quelque héroïne ? Sache aussi si ton époux ne t’aime pas autrement que tu ne l’aimes. Dis-lui, par exemple, que tu as une amie qui t’aime chèrement, et que tu n’aimes personne autant qu’elle. Vois alors s’il rougit, s’il se fâche : alors ne l’épouse pas. Si cela lui est absolument égal, ne l’épouse pas non plus. Mais, s’il te dit qu’il a regret de te tenir loin de moi, et que vous viendrez ensemble à Neuchâtel pour me voir, ce sera un bon mari, et tu peux l’épouser. ”
François de Sales,
Introduction à la vie dévote
(1619)
“ Voyez le rang de plusieurs personnes mariées qui vivent si doucement ensemble avec respect mutuel, qui ne peut être sans une grande charité : voyez comme ces dévotes âmes marient le soin de leur maison extérieure avec le soin de l’intérieure, l’amour du mari avec celui de l’Époux céleste. ”
Paul Féval, La fabrique de mariages, Vol. 4
“ Ces hommes et ces femmes qui végétaient, accouplés par le hasard, et dont les enfants n’avaient ni père ni mère, sont maintenant des époux; ils ont une famille, un motif de s’efforcer de bien faire, un but, un avenir. ”
Henri Raison Du Cleuziou, De la poterie gauloise : étude sur la collection Charvet (1872)
“ Reçois notre hommage, radieux et brillant soleil; prends plaisir à nos chants, aime notre prière comme l'époux amoureux aime son épouse. Être sans commencement, sans milieu, sans fin, toi qui échauffes par ta chaleur - cet univers, qui remplis toute l'étendue du ciel et de la terre, qui touches à toutes les régions, raconte-moi donc qui tu es. ”
P. Moussard, Les Diversités littéraires, de P. Moussard (1812)
“ Que je sois généreux, et que ma muse ardente, A vos tendres soupirs, retrace un digne époux. Que pour seul entretien, partageant vos alarmes, Je daigne vous parler de cet affreux moment Où cet époux chéri, suffoqué de nos larmes, S'arrache de nos bras, ivre de sentiment. Vous avez beau gémir, vous gouverner en sage; Reproduire ses traits, les offrir à mes yeux; Sur un pudique sein caresser son image ; Je tairai vos regrets à l'objet de vos voeux. Pour moi seul franchissant les distances fatales , Mon esprit , et mon coeur suivront ses étendarts ”
Octave Pradels,
Fleurs de Gaule, poésies gaillardes…
(1910)
“ Etre un joli vaurien Qu'un scrupule jamais n'arrête ; Pour tenir la faute secrète Et que votre moitié ne se doute de rien... Il faut qu'elle soit satisfaite Toujours do votre aimable empressement A la servir... que, sous l'époux, l'amant Apparaisse encor par moment. Chaque jour, que ce soit ou non sa fête, Bombardez-la de fleurs, de beaux bouquets. Que les jasmins, les roses, les muguets Mentent pour vous. Flattez sa mère... N'épargnez pas, pour endormir le vieux cerbère. Les compliments les plus coquets. Si votre épouse A le grand tort d'être jalouse, En avant le grand jeu ! ”
Jacques Robin, Allocution prononcée par M. Robin… (1878)
“ L'épouse continuera l'innocence et le dévouement de la jeune fille. Gardez en votre cœur l'amour de N.-S. J-C., et à côté de cet amour, celui de votre époux. Tant que le premier sera persévérant, vous serez l'épouse fidèle et l'épouse aimée. ”
Guillaume Apollinaire,
La Femme assise
“ Venez avec moi, jeune fille, nous sommes déjà quatre épouses et nous vivons en commun auprès de notre époux. Venez partager nos tendresses communes. Nos enfants sont encore petits, ils ne sauront jamais laquelle d'entre nous est leur mère et leur piété filiale nous entourera toutes cinq. ”
Honoré Gabriel Riqueti de Mirabeau,
Le Libertin de qualité
(1783)
“ Madame, lui dis-je, le mariage où nous nous sommes engagés est un état pénible, une voie étroite, mais qui mène au bonheur ; il n’est point de roses sans épines, et c’est moi, votre époux, qui doit les arracher. Le créateur nous a réunis pour que nos deux moitiés ne fissent qu’un tout. Afin de mieux consolider son ouvrage, il a fait présent à l’homme, chef de son épouse, d’une cheville... ”
Quatrelles, Les mille et une nuits matrimoniales… (1878)
“ Quelles douces leçons de tendresse j'ai reçues d'eux ! quels beaux exemples j'ai toujours eus devant moi ! Ils avaient fait du mariage une association noble, élevée, fortifiante, souriante et digne. Seul époux en deux personnes, ce cher être collectif avait double dose de coeur, d'intelligence, de force, de charme et de tendresse élevée. ”
Fortuné Nancey, Fables et poésies diverses (1852)
“ En fussiez-vous certains, méchants, en pareil cas, De tels secrets, ne les révélez pas. Que fait l'époux en mari sage? A celle qui lui donne et bonheur et repos, Qu'il croit encor digne de son estime., De leur voisin, qu'un si beau zèle anime, Il va reporter le propos. La tourterelle à bon droit s'en offense Et repousse un soupçon outrageant pour son cœur; Puis à la fin s'apaise, et n'a plus pour défense Que ses larmes et sa douleur. ”
Colette Yver,
Princesses de science
(1907)
“ Elle est d’une essence précieuse, elle nous élève plus haut que les autres époux, elle nous met au-dessus des extases banales et sottes. Avoue que bien souvent mon énergie au travail, à ton insu, t’a toi-même entraîné mieux que les étreintes amollissantes. Mon pauvre chéri, défais-toi donc des vieux préjugés, apprends à comprendre l’épouse nouvelle. ”
Chéri Allais, Poésies de coeur et d'enfance, par Chéri Allais… (1879)
“ Un jeune époux viendra t'adresser la parole , Et penchant sur ton front le regard qui console , Il adoucira tes douleurs. A UN ENFANT La vie, enfant, pour toi n'est pas encore amère ; La douleur ne vient pas rider ton jeune front : Tu te souviens encor des chansons que ta mère , Auprès de ton berceau, chantait, heureuse et fière Comme les bonnes mères font... Tu resplendis aussi de cette enfance douce , Si pleine de parfums et de vive clarté ; Ton âme, ainsi que l'onde, en roulant sur la mousse, Glisse tout lentement, sans bruit et sans secousse , Fraîche de sa virginité ! ”
Georges Surbled,
La vie de jeune fille : ouvrage réservé aux mères de famille…
(1935)
“ L'heure de votre mariage, Mademoiselle, sonnera tôt ou tard. Attendez-la patiemment, préparez-la dans le travail et la prière et consacrez-la dignement. Votre futur époux n'existe pas seulement dans vos rêves. Votre mariage est écrit au Ciel. ”
Léo Lespès, Le livre de beauté : keepsake pour 1854 (1853)
“ Votre époux aura contre lui le matérialisme de la vie, les soins des affaires, les ravages de l'âge et des soucis; moi qui vous aime, je serai toujours jeune, beau, galant, radieux, et caché dans mon invisibilité, ne me voyant jamais, je saurai prendre dans votre propre esprit les formes que vous aimez. ”
William Shakespeare,
Oeuvres complètes de Shakspeare…
(1843)
“ Ton époux est ton seigneur, ta vie, ton gardien, ton chef, ton souverain : il s'occupe de toi et de tes besoins ; il se livre à de pénibles travaux sur terre et sur mer ; il s'expose la nuit aux tempêtes, le jour aux rigueurs du froid, pendant que chez toi lu dors chaudement, tranquille et sans crainte. ”
Jean-Jacques Rousseau,
Émile, ou De l’éducation
“ Quand enfin cette aimable jeunesse vient à se marier, les deux époux, se donnant mutuellement les prémices de leur personne, en sont plus chers l’un à l’autre ; des multitudes d’enfants, sains et robustes, deviennent le gage d’une union que rien n’altère, et le fruit de la sagesse de leurs premiers ans. ”
Francisque Monnet, Une histoire au-dessus du crocodile (1876)
“ Un époux, c'est quelque chose de rond et d'obèse, rappelant les caprices de la plus haute chinoiserie, un citoyen gaillard, coiffé d'un chapeau blanc, cravaté par sa femme, et faisant sa barbe tous les matins. ”
François de Sales,
Introduction à la vie dévote
(1619)
“ C’est ce que l’Époux appelle heurter à la porte et parler au cœur de son Épouse, la réveiller quand elle dort, la crier et réclamer quand elle est absente, l’inviter à son miel et à cueillir des pommes et des fleurs en son jardin, et à chanter et faire résonner sa douce voix à ses oreilles. Pour l’entière résolution d’un mariage, trois actions doivent entrevenir quant à la damoiselle que l’on veut marier : car premièrement, on lui propose le parti ”
René de Pont-Jest,
La Duchesse Claude
“ Allons, soit ! Je te donne ma parole que si j’épouse ta protégée, je serai un époux modèle. — Cela te sera facile, tu adoreras ta femme, pour peu que tu ne sois pas le plus blasé des hommes. Ainsi, c’est entendu ? ”
Jehan de Jehay, L'étrange amant (1921)
“ Je croyais vous être agréable. Les jeunes mariées n'ont pas d'autre sujet de conversation que les mérites exceptionnels de leur époux. Et, spécialement dans votre pays où le mari est l'aboutissement de tout pour la femme... ”
Fredrika Bremer,
Nouveaux Tableaux de la vie privée…
(1862)
“ Voyez un jeune couple à l'aurore de son union ! Comme l'amour est chaud, pénétrant, comme il ennoblit tout! Il brûle, il parle dans les regards, il se montre dans les paroles et les actions; son éclat métamorphose la vie en poésie. Toi, toi! c'est l'unique pensée du jeune couple. Mais voyez-le quelques années plus tard : Moi, moi! et ce qui me plaît, dit-on. L'amant qui adorait, l'amant qui cédait sur tout, devenu époux légitime, est exigeant : il veut être servi, obéi ”
“ Ils sont trois désormais : l’homme, la femme, et l’enfant, lien vivant, indivis, impartageable, qui rive ensemble les époux. Le mariage est une loi dont les hommes, pauvres sacriléges, ont voulu faire une institution. ”
Marcelle Tinayre,
Mariage
(1937)
“ La maison conjugale, fondée sur l'amour et l'amitié des époux, pour abriter les enfants, se défera-t-elle parce que l'homme et la femme auront regardé par les fenêtres, la vie qui passe et qui les sollicite? Elle résisterait mieux si tous les époux comprenaient que le bonheur est une œuvre de chaque jour, et que la faiblesse humaine a besoin d'être aidée, enfin si chacun d'eux, malgré les tracas du ménage, ou les obsédants devoirs du métier, consentait à s'occuper un peu de l'autre. ”
Louis Jacolliot,
Les Moeurs et les femmes de l'Extrême-Orient…
(1876)
“ Au contraire, celle qui ne trahit point son mari, dont les pensées, les paroles et le corps sont purs, obtient de partager la demeure céleste de son époux et jouit de l'estime de tous les honnêtes gens. ”
“ L’épouse exprime son amour pour son époux, et l’époux son amour pour son épouse. 1 Le Cantique des cantiques, qui est de Salomon. 2 Qu’il me baise des baisers de sa bouche ! car tes amours sont plus agréables que le vin. 3 A cause de l’odeur de tes excellents parfums ; ton nom est comme un parfum répandu ; c’est pour cela que les filles t’ont aimé. 4 Tire-moi, que nous courions après toi. Après que le roi m’aura introduite dans ses cabinets, nous nous égaierons et nous réjouirons en toi ; nous célébrerons tes amours plus que le vin. Les hommes droits t’ont aimé. ”
Thérèse Bentzon,
Le veuvage d'Aline
(1881)
“ Admettez que cette petite bourgeoise comprenne le mariage comme l'union intime de deux coeurs, qu'elle croie dans son ingénuité que deux époux doivent avoir une foi commune et les mêmes goûts, qu'elle prétende aimer son mari de toute son à me et être aimée de lui exclusivement ”
Honoré de Balzac,
La Comédie humaine - Volume 13
(1868)
“ En te perdant, j’aurai réellement perdu tout ce qui fait la femme: maître, époux, père, ami, compagnon, homme, enfin tout! ”
Guy de Maupassant,
Œuvres complètes de Guy de Maupassant
“ Vous m’avez laissé entendre que le mariage n’est pas une chaîne, mais une association d’intérêts, un lien social, plus qu’un lien moral ; qu’il ne force pas les époux à n’avoir plus d’amitié ni d’affection, pourvu qu’il n’y ait pas de scandale. ”
Georges Feydeau,
Monsieur chasse !
(1892)
“ le mariage n’est-il pas l’union de deux cœurs qui s’aiment ? Eh bien, alors, le vrai mari, c’est l’amant ; l’époux n’est que le mari que la société vous donne, tandis que l’amant, c’est le mari que le cœur choisit ! ”
Jean-Jacques Rousseau,
Julie ou la Nouvelle Héloïse
“ Moi-même, après avoir vécu presque indépendant dans les liens du mariage, je sens que j’ai besoin de redevenir époux et père, et je vais me retirer dans le sein de ma famille. Il ne tiendra qu’à vous d’en faire la vôtre et de me rendre le fils que j’ai perdu. J’ai une fille unique à marier ; elle n’est pas sans mérite ; elle a le cœur sensible, et l’amour de son devoir lui fait aimer tout ce qui s’y rapporte. Ce n’est ni une beauté ni un prodige d’esprit ; mais venez la voir, et croyez que, si vous ne sentez rien pour elle, vous ne sentirez jamais rien pour personne au monde. ”
Auguste Saulière, Les leçons conjugales : contes lestes… (1882)
“ Que l'entrée en ce ciel vous soit aussi permise, " Une femme, en un mot, a besoin d'un époux, " C'est son passe-partout, sa croix, son estampille, " Femme sans chaperon n'est qu'une pacotille, " Vous avez un mari tout prêt : mariez-vous ! ”
Jules Janin,
Le Fils du Rajah, par Jules Janin
(1834)
“ Sans doute tu sais par coeur les cent seize stances de cette touchante idylle, dans laquelle le nuage voyageur , messager transparent et fidèle, est chargé de transmettre à l'épouse les soupirs de l'époux malheureux et banni. ”
Pierre Corneille,
Œuvres de P. Corneille
“ Qui de vous deux aujourd'hui m'assassine?1580 Sont-ce tous deux ensemble, ou chacun à son tour? Ne pourrai-je fléchir la nature ou l'amour? Et n'obtiendrai-je rien d'un époux ni d'un père? ”
Alphonse Grün, Une heure de solitude : extraits d'une correspondance… (1847)
“ Si une anecdote vous amuse, vous avez hâte de la conter à votre femme ; si une page éloquente vous a touché, vous vous sentez le besoin de la lui faire lire. Entre époux , tous les plaisirs sont doublés, comme toutes les peines sont dimi- nuées de moitié par le partage. Au compte du cœur, un bon mariage est un bon calcul. ”
“ Les époux, en refermant la porte de la petite maison, éprouvèrent un grand serrement de cœur. Ils étaient accourus pour y trouver la paix de leurs anciennes tendresses, et ils en sortaient meurtris, plus bouleversés qu’auparavant. Ils y avaient sali leurs souvenirs, jamais ils ne pourraient revenir y passer une journée heureuse. Et ils se demandaient où allait les jeter ce vent de malheur qui les flagellait. ”
