René de Pont-Jest

René de Pont-Jest

Résumé

Portrait de René de Pont-Jest René de Pont-Jest La Duchesse Claude

Il est vrai que je ne m’appelle pas le duc Robert de Blangy-Portal.
— Non, mais tu es beau garçon, savant, spirituel...
— Tu es bien bon !
— Et si tu voulais chercher un peu...
— Grand merci ! Je désire rester célibataire.
— Alors c’est que tu es amoureux ?
— Moi ! Et de qui donc ?
– Dame ! est-ce que je sais ! J’ai toujours eu dans l’idée que tu étais au mieux avec la mère de Claude.
Le duc avait lancé ces mots en riant, mais ils n’en avaient pas moins frappé Paul au cœur.
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Portrait de René de Pont-Jest René de Pont-Jest La Duchesse Claude

Il était tout à la Morton et ne sortait guère du club que pour aller chez elle. Guerrard y venait de temps en temps prendre le thé, dans le but de ne pas laisser supposer à son ami, par son refus de voir sa maîtresse, qu’il était un censeur sévère de sa conduite.
Léa avait fait de son hôtel de la rue de Prony une sorte de salon international, où l’on rencontrait les plus brillants de ces étrangers qui prennent Paris, non pour le foyer de l’intelligence et la ville-lumière du poète, mais comme le cabaret de l’Europe, selon l’expression pittoresque de la princesse de Metternich.
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Portrait de René de Pont-Jest René de Pont-Jest La Duchesse Claude

Le mari de Claude n’était plus le viveur, le débauché, le joueur dont il aimait la femme et dont la femme l’aimait ; c’était seulement le camarade d’enfance, le blessé que l’affection et le devoir lui commandaient de sauver, si la chose était humainement possible.
Aussi, à partir de ce moment, Paul n’eut-il plus d’autre tâche, et le duc, qui avait le sentiment de ses inquiétudes et voyait ses efforts, mais ne s’illusionnait pas sur son état, il le disait lui-même, l’en remerciait chaque instant par un mot ou une pression de main.
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