Hector Malot

Hector Malot

Résumé

Portrait de Hector Malot Hector Malot Les millions honteux (1888)

III
— Et je ne me suis douté de rien! s'écria Puche quand Paule fut sortie ; ça c'est fort.
— Comment admettre l'idée qu'une fille élevée comme Paule, douce, tendre, l'honnêteté et la pureté mêmes, pouvait s'éprendre d'un Rampal, dit madame Gripat. De vingt ans plus âgé qu'elle, qu'a-t-il pour plaire? Il ne s'occupe que de lui, ne parle que de lui; il n'est pas beau ; il n'a pas de tenue ; c'est inexplicable.
— Dites stupéfiant, insista Puche.
— Ah! qu'une mère est coupable de ne pas s'inquiéter de l'impossible! c'est lui le dangereux.
Source : Gallica

Portrait de Hector Malot Hector Malot Les millions honteux (1888)

On les admirera, on les enviera. Et qui est-ce qui aura fait ce beau mariage ? Je n'ose pas dire : ce sera Puche pour une petite part ; mais je dis hautement : ce sera une mère qui n'a d'autre souci que l'honneur et le bonheur de ses enfants, et qui, jeune encore, belle, ne veut pas se remarier pour ne pas diminuer la fortune de son fils et de sa fille. Oh! madame Gripat, ne serons-nous pas heureux, chère madame Gripat?
— Vous voyez ce mariage fait; il ne l'est pas.
— Il se fera, Paule sera princesse, et non princesse étrangère, ce qui n'est pas grand'chose, mais princesse française.
Source : Gallica

Portrait de Hector Malot Hector Malot Les millions honteux (1882)

Quelle serait la fierté de ton père s'il te voyait princesse de Verberie! Pense à la situation que tu feras à ton frère devenu l'allié de la maison de Valmondois.
— Que sait le prince ?
— Oh ! rien.
— Qu'il vienne alors.
— Tu es une brave fille, s'écria madame Gripat en la prenant dans ses bras et en la serrant passionnément.
— Non, maman, dit Paule au milieu de ses larmes, je ne suis qu'une pauvre misérable créature.
- On n'est pas une misérable créature quand on est aimée ; et Odet t'aime et t'aimera plus encore.
Source : Gallica

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