M. Maryan

M. Maryan

Résumé

Portrait de M. Maryan M. Maryan L'héritage de Paule (1879)

Tu es trop jeune, et lui trop blasé ! C'est un être intelligent, mais paresseux et inutile ; il n'aime de toi que ton
argent! Et d'ailleurs, il n'a pas de nom !. Tu n'es pas ma fille, ajouta-t-elle, je ne puis t'empêcher de faire ta volonté ; mais si tu l'épouses, je ne te reverrai jamais !
Je crus que mon cœur se brisait, et il me sembla que tout le bonheur de ma vie s'en allait avec mes larmes. Cependant, je n'eus pas un instant la pensée que je pusse résister à ma sœur.
— Emma, dis-je, pouvant à peine parler, je ne l'épouserai pas; mais si tu m'aimes, ne dis pas qu'il est intéressé !
Source : Gallica

Portrait de M. Maryan M. Maryan L'héritage de Paule (1879)

L'amour qu'elle avait ressenti presque soudainement pour Alain de Vouvres avait reçu la consécration des larmes. La pieuse femme qui n'était plus l'avait elle-même éveillé dans son cœur, et il semblait à Paule que ce fût quelque chose de sacré comme le dernier vœu d'une mourante. Cette tendresse, si pure et si légitime, s'était tout d'abord traduite par une immense compassion; le premier sentiment qu'elle eût eu en commun avec Alain, c'était la douleur qu'elle avait éprouvée comme lui de la mort de sa
mère.
Source : Gallica

Portrait de M. Maryan M. Maryan L'héritage de Paule (1879)

Mais la jeunesse est expansive; et il ne faudrait pas croire que les rudes et constantes épreuves qui avaient mûri le cœur, l'esprit et la raison de Paule du Plantier eussent tari en elle ces sources pleines de fraîcheur et débordantes de vie que seuls l'âge ou certaines déceptions dessèchent en nous. Sous beaucoup de rapports, elle était restée très jeune, presque naïve; et justement parce qu'elle n'avait joui d'aucun des bonheurs de son âge, il y
avait au fond de son âme une réserve abondante de sentiments vifs, aimants, enthousiastes, expansifs.
Source : Gallica

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