Jean de La Brète, Mon oncle et mon curé; Le voeu de Nadia
“ Marthe reprit haleine avant de parler.—Parce que vous ne vous occupez plus d'elle, dit-elle enfin, tout d'une haleine.Nadia fit un mouvement si brusque que son livre, resté jusqu'alors sur ses genoux, tomba brusquement à terre. La jeune fille le releva et le déposa sur la table.—Je ne m'occupe plus de ma fille? fit madame Korzof d'un ton froid. Est-ce elle ou vous qui dites cela?—C'est elle qui le dit, et qui le pense; elle en souffre, elle en pleure, elle devient amère et injuste, parce que le cœur de sa mère, absorbé dans une irrémédiable douleur, n'a plus de pensées que pour son deuil. ”
