Résumé

Jean de La Brète Mon oncle et mon curé; Le voeu de Nadia

Marthe reprit haleine avant de parler.
—Parce que vous ne vous occupez plus d'elle, dit-elle enfin, tout d'une haleine.
Nadia fit un mouvement si brusque que son livre, resté jusqu'alors sur ses genoux, tomba brusquement à terre. La jeune fille le releva et le déposa sur la table.
—Je ne m'occupe plus de ma fille? fit madame Korzof d'un ton froid. Est-ce elle ou vous qui dites cela?
—C'est elle qui le dit, et qui le pense; elle en souffre, elle en pleure, elle devient amère et injuste, parce que le cœur de sa mère, absorbé dans une irrémédiable douleur, n'a plus de pensées que pour son deuil.
Source : Gutenberg

Jean de La Brète Mon oncle et mon curé; Le voeu de Nadia

Par la pluie, le vent, la neige, la grêle, la chaleur, le froid, la tempête, je voyais apparaître le curé, sa soutane retroussée jusqu'aux genoux et son chapeau sous le bras. Je ne sais si, de ma vie, je l'en ai vu coiffé. Il avait la manie de marcher la tête découverte, souriant aux passants, aux oiseaux, aux arbres, aux brins d'herbe. Replet et dodu, il paraissait rebondir sur la terre qu'il foulait d'un pas alerte, et à laquelle il semblait dire: «Tu es bonne, et je t'aime!» Il était content de vivre, content de lui-même, content de tout le monde.
Source : Gutenberg

Jean de La Brète Mon oncle et mon curé; Le voeu de Nadia

«Tout est fini, Monsieur le curé! Ils sont mariés, ils sont partis, heureux, ravis, et j'aurais donné dix ans de mon existence pour être à la place de Junon, avec celui que vous connaissez bien. Quand donc en serai-je là?
«Savez-vous ce que mon oncle m'a dit? Il affirme que les hommes qui aiment une seule fois dans leur vie sont aussi rares que le pic de l'Aiguille-Verte. Mon curé, mon cher curé, je vous en supplie, dites votre messe demain pour que M. de Conprat ne soit pas le pic de l'Aiguille-Verte.
«Au revoir, Monsieur le curé, j'espère que vous viendrez bientôt à la cure du Pavol
Source : Gutenberg

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