Hippolyte Auger, Les Perles de Genghiskhan, par Hippolyte Auger… (1859)
“ La nuit était obscure et froide ; enveloppé dans son manteau, appuyé contre la grille du square de la place Michel, où demeurait mademoiselle de Preuilly, Dmitri regardait ses fenêtres encore éclairées. Le vent bruissait dans un reste de feuillage ; des voitures passaient rapidement pour conduire, d'un salon à un autre, de jeunes femmes parées ; le monde et la nature, l'amour et la vérité s'entrechoquaient autour de lui comme en lui; une sorte d'orage sourd grondait dans son coeur, dans son esprit, et les commotions électriques allaient de la source du sang à celle des idées. ”
