Fédor Dostoïevski,
Les Frères Karamazov
(1880)
“ Et sur son visage gonflé de larmes brilla un sourire. — Il entre, mon cœur se serre. « Sotte ! voilà celui que tu aimes ! » me dit mon cœur. Ô Mitia, et la joie te suivait. « Mais de quoi a-t-il peur ? » pensais-je. Car tu avais peur, tu ne pouvais pas parler. Ce n’est pas d’eux que tu avais peur ! Est-ce que tu peux avoir peur d’un homme ? « C’est de moi qu’il a peur, de moi seule. » Mais Fénia ne t’a donc pas dit, sot, que je t’avais aimé pendant toute une heure ? Dire que je voulais en aimer un autre ! Mitia ! Mitia ! comment ai-je pu penser que j’en aimerais un autre après toi ? ”
