Mitia Karamazov

Définition et enjeux

Portrait de Fédor Dostoïevski Fédor Dostoïevski Les Frères Karamazov (1880)

Je crois avoir prévu toutes tes objections.
— En revanche, c’est moi qui ne me le pardonnerai pas ! s’écria Mitia. Je m’évaderai, c’était déjà décidé : est-ce que Mitia Karamazov peut ne pas fuir ? Mais je ne me le pardonnerai pas et je consacrerai toute ma vie à expier cette faute. N’est-ce pas ainsi que parlent les Jésuites ? Voilà ce que nous sommes, toi et moi, mon frère, des Jésuites !
— En effet, dit Alioscha gaiement.
— Je t’aime ! tu dis toujours la vérité pure, sans rien dissimuler ! Donc, j’ai pris Alioscha en flagrant délit de jésuitisme !
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Portrait de Fédor Dostoïevski Fédor Dostoïevski Les Frères Karamazov

Mitia avait la tête en feu. Il alla sur le balcon. L’air frais le calma. Seul dans l’obscurité, il saisit sa tête entre ses mains. Les pensées éparses se groupèrent tout à coup et la lumière jaillit dans son esprit. Quelle terrible lumière !
— Si je me tuais ? pensa-t-il. Quand me tuerai-je, si ce n’est maintenant.
Il restait indécis. Tout à l’heure, en venant à Mokroïe, il laissait derrière lui la honte, le vol, le sang, — et ce sang ! Mais il se sentait mieux que maintenant, beaucoup mieux. Tout était fini, Grouschegnka à un autre, perdue pour lui.
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Portrait de Fédor Dostoïevski Fédor Dostoïevski Les Frères Karamazov (1923)

Elle se souviendra de Mitia Karamazov, elle verra comme il l’aimait, elle plaindra Mitia ! Nous sommes ici en pleine exaltation romanesque, nous retrouvons la fougue sauvage et la sensualité des Karamazov, mais il y a quelque chose d’autre, messieurs les jurés, qui crie dans l’âme, frappe l’esprit sans cesse et empoisonne le cœur jusqu’ à la mort ; ce quelque chose, c’est la conscience, messieurs les jurés, c’est son jugement, c’est le remords. Mais le pistolet concilie tout, c’est l’unique issue
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