Alyocha Karamazov

Définition et enjeux

Portrait de Fédor Dostoïevski Fédor Dostoïevski,  Les Frères Karamazov (1923)

“ « Papa pleurera, soyez avec lui », leur avait dit Ilioucha en mourant, et les enfants s’en souvenaient. À leur tête était Kolia Krassotkine.
« Comme je suis content que vous soyez venu, Karamazov ! s’écria-t-il en tendant la main à Aliocha. Ici, c’est un spectacle affreux. Vraiment cela fait peine à voir. Sniéguiriov n’est pas ivre, nous sommes sûrs qu’il n’a pas bu aujourd’hui, et cependant il a l’air ivre... Je suis toujours ferme, mais c’est affreux. Karamazov, si cela ne vous retient pas, je vous poserai seulement une question, avant d’entrer. »
”
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Portrait de Fédor Dostoïevski Fédor Dostoïevski,  Les Frères Karamazov (1923)

“ Jamais de la vie, je suis tout oreilles », répondit Aliocha de l’air le plus ingénu.
Le soupçonneux Kolia reprit courage aussitôt.
« Ma théorie, Karamazov, est claire et simple. Je crois au peuple et suis toujours heureux de lui rendre justice, mais sans le gâter, c’est le sine qua... Mais je parlais d’une oie... Je réponds à ce nigaud : « Voilà, je me demande à quoi pense cette oie. » Il me regarde tout à fait stupidement : « À quoi qu’elle pense ? »
”
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Portrait de Fédor Dostoïevski Fédor Dostoïevski,  Les Frères Karamazov (1923)

“ Sais-tu, innocent, que tout ceci est un vrai délire, un délire inconcevable, car il y a là une tragédie ! Apprends, Aliocha, que je puis être un homme perdu, aux passions viles, mais que Dmitri Karamazov ne sera jamais un voleur, un vulgaire filou. Eh bien, apprends maintenant que je suis ce voleur, ce filou ! Comme je me disposais à aller chez Grouchegnka pour la châtier, Catherine Ivanovna me fit venir et me pria en grand secret (j’ignore pour quel motif) d’aller au chef-lieu envoyer trois mille roubles à sa sœur à Moscou. ”
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