Fédor Dostoïevski,
Les Frères Karamazov
(1880)
“ Et ce n’était pas le monastère lui-même qui l’avait séduit, mais l’être extraordinaire qu’il y avait rencontré, le starets du couvent, le père Zossima, à qui il s’attacha de toutes les forces de son jeune cœur... Resté sans mère à quatre ans à peine, il n’avait cessé de penser à elle. Son visage, ses caresses demeuraient comme « vivants » devant lui. Ces sortes de souvenirs peuvent se graver dans l’esprit dès l’âge de deux ans : ce sont des points lumineux que toute l’ombre de la vie ne peut éteindre ; c’est un coin qui demeure d’un grand tableau effacé. ”
