Honoré Gabriel Riqueti de Mirabeau

Honoré Gabriel Riqueti de Mirabeau

Résumé

Portrait de Honoré Gabriel Riqueti de Mirabeau Honoré Gabriel Riqueti de Mirabeau Erotika Biblion (1783)

L’Ischa nous étale avec pompe le chef-d’œuvre par lequel l’architecte de l’univers a clos son sublime ouvrage, cette âme de la reproduction, la femme, dont la faiblesse organique indique, il est bien vrai, combien elle est inférieure en puissance à l’homme, mais qu’une éducation virile et libérale, au lieu d’une instruction nécessairement superficielle qu’on lui donne aujourd’hui, assimilerait davantage à la nature de l’homme, qu’elle égale en perfectionnement, et lui ferait participer avec une parfaite égalité de droits à la jouissance de la vie civile.
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Portrait de Honoré Gabriel Riqueti de Mirabeau Honoré Gabriel Riqueti de Mirabeau Erotika Biblion (1783)

La femme meilleure que l’homme. Mais il est si naturel, quand on considère le prix de ce don du ciel qu’on appelle la beauté, de se pénétrer de cette vive et touchante image, qu’on en devient bientôt enthousiaste ; et lorsqu’on lit ensuite les livres saints, on n’est plus étonné que la femme soit le complément des œuvres de Dieu ; qu’il ne l’ait produite qu’après tout ce qui existe, comme s’il avait voulu annoncer qu’il allait clore son ouvrage sublime par le chef-d’œuvre de la création. C’est dans ce point de vue, plus religieux que philosophique peut-être, que je veux considérer la femme.
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Portrait de Honoré Gabriel Riqueti de Mirabeau Honoré Gabriel Riqueti de Mirabeau Erotika Biblion (1783)

Ce titre répugne à l’esprit et flétrit l’âme. Comment imaginer sans horreur qu’un goût aussi dépravé puisse exister dans la nature humaine, lorsqu’on pense combien elle peut s’élever au-dessus de tous les êtres animés ? Comment se figurer que l’homme ait pu se prostituer ainsi ? Quoi ! tous les charmes, toutes les délices de l’amour, tous ses transports... il a pu les déposer aux pieds d’un vil animal ! Et c’est au physique de cette passion, à cette fièvre impétueuse qui peut pousser à de tels écarts, que les philosophes n’ont pas rougi de subordonner le moral de l’amour !
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