Anonyme, L’amour saphique à travers les âges et les êtres (1906)
“ Avec un effroi plein de délices, elle l’imaginait s’approchant d’elle, la transperçant de son regard sévère, énigmatique, prononçant des paroles dont le sens lui demeurait étranger, puis, tout à coup — et ceci coïncidait avec le spasme — l’attachant pour la battre, la torturer, la faire mourir. Pour « Henriette », l’impression qui s’alliait à la volupté était la terreur du naufrage. La plus grande épouvante de son existence de fillette avait été une promenade en mer assez périlleuse, et c’était cette impression qui, dans l’orgasme, revenait s’imposer à elle. ”
