Résumé

Anonyme L’amour saphique à travers les âges et les êtres (1906)

Avec un effroi plein de délices, elle l’imaginait s’approchant d’elle, la transperçant de son regard sévère, énigmatique, prononçant des paroles dont le sens lui demeurait étranger, puis, tout à coup — et ceci coïncidait avec le spasme — l’attachant pour la battre, la torturer, la faire mourir.
Pour « Henriette », l’impression qui s’alliait à la volupté était la terreur du naufrage. La plus grande épouvante de son existence de fillette avait été une promenade en mer assez périlleuse, et c’était cette impression qui, dans l’orgasme, revenait s’imposer à elle.
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Anonyme L’amour saphique à travers les âges et les êtres (1906)

Si ce déplorable système d’éducation cloîtrée existe encore de nos jours, c’est grâce à la pudeur néfaste qui clôt les bouches, enterre les tristes histoires de ces lieux où fatalement l’enfance se fane, se déflore, glisse au vice, aux aberrations, aux folies qui parfois ruinent à jamais le cerveau et le corps.
L’enfant, comme la plante, a besoin de lumière, d’isolement, d’air pur autour de lui pour se développer sainement et normalement.
Tout, dans le couvent, la pension, le lycée va à l’inverse de ce qu’il lui faut. Les conditions d’existence matérielles sont défectueuses.
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Anonyme L’amour saphique à travers les âges et les êtres (1906)

Et, nous disons les sens « humains » parce que nous ne parlons ici que de l’espèce humaine, mais les animaux sont tout aussi sensibles à la musique que les hommes.
C’est avec le rythme différent des tambourins qu’en Afrique, l’ardeur guerrière ou le désir voluptueux s’exprime et se communique dans les nerfs et le sang des auditeurs.
C’est le chant ardent et mélancolique des instruments qui, dans les pays slaves, coule des ardeurs et des sauvageries féroces sous l’épiderme des femmes et des hommes.
La volupté espagnole jaillit des rythmes des danses nationales.
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