“ Et comme la vue du sang agit sur le fauve et réveille sa vraie nature, la vue de la douleur morale agissait sur elle, et réveillait au fonds d’elle-même, le sadisme humain, que la civilisation n’a pas réussi à étouffer. ”
Sadisme
Définition et enjeux
Le sadisme désigne la quête de plaisir à travers l'infligement volontaire de souffrance à autrui, qu'elle soit physique ou morale. Fréquemment associé à la sexualité, cette notion a été étudiée par plusieurs auteurs : en psychanalyse, Freud le relie au masochisme, mettant en évidence une dynamique pulsionnelle inversée selon ses théories.
Krafft-Ebing, en psychiatrie, le considère comme une perversion sexuelle, tandis que le terme, tiré du Marquis de Sade, a traversé les siècles pour désigner à la fois des actes criminels et des œuvres littéraires. Les interprétations diffèrent, allant de l'analyse clinique à l'approche esthétique, révélant une richesse interdisciplinaire.
Citations sur “sadisme”
Anonyme, L’amour saphique à travers les âges et les êtres (1906)
“ Le sadisme possède une échelle où tous les degrés existent, depuis le plaisir de torturer mentalement, le besoin de pincer, d’égratigner, de mordre aux moments érotiques, jusqu’à la volupté de la torture et de l’assassinat. ”
Traité de pathologie mentale, publié sous la direction de M. Gilbert Ballet… (1903)
“ Le sadisme, auquel le fameux marquis de Sade a laissé son nom, est une perversion dans laquelle l'excitation génitale ne peut être obtenue qu'à la condition de faire souffrir ou de voir souffrir; la souffrance de la victime éveille les sensations voluptueuses de celui qui la torture. ”
Jean de Villiot, Curiosités et anecdoctes sur la flagellation… (1900)
“ Si le sadisme et le masochisme ont, sous des .plumes expertes, vu leurs arcanes abominables savamment dévoilés, il reste un travail non moins intéressant à tenter sur le goût de la souffrance chez les mystiques de toutes races et de tous credos. ”
Collectif, Encyclopédie anarchiste
“ Mais ni le sadisme ni le masochisme ne peuvent, selon moi, être englobés dans le symbolisme sexuel ou érotique. Le sadisme consiste à se procurer de la jouissance sexuelle en faisant souffrir autrui ou en étant témoin de ses souffrances, alors que le masochisme est le moyen de se procurer cette même jouissance en se faisant infliger de la souffrance par autrui. ”
Marcel Proust,
Du côté de chez Swann
(1913)
“ et il n’y a guère que le sadisme qui donne un fondement dans la vie à l’esthétique du mélodrame. ”
Richard von Krafft-Ebing,
Psychopathia sexualis
(1886, éd. allemande)
“ ↑ Ainsi nommé d’après le mal famé marquis de Sade, dont les romans obscènes sont ruisselants de volupté et de cruauté. Dans la littérature française « Sadisme » est devenu le mot courant pour désigner cette perversion. ”
Anonyme, L’amour saphique à travers les âges et les êtres (1906)
“ Le masochisme est exactement le contraire du sadisme. Le sadiste se plaît à humilier, à torturer ; le masochiste tire toutes ses joies du fait d’être humilié et torturé. Sa volupté s’exacerbe sous les injures, les coups, dans la douleur. Le fouet le jette dans l’extase. Le masochisme ébauché ou accentué se rencontre fréquemment chez les femmes essentiellement femmes. ”
Paul Bourget,
Physiologie de l'amour moderne
“ Montrer l'identité du Baudelairisme avec la doctrine des gnostiques coupables, l'enseignement par exemple de Carpocrate et de son fils Epiphane qui prêchaient l'affranchissement de l'âme par l'assouvissement du corps et la volupté....) ; XX: Le sadisme (son histoire. Montrer qu'il y a comme un sadisme personnel dans notre complaisance à certaines sortes de douleurs. De la différence entre la souffrance qui nous améliore et celle qui nous déprave. Pourquoi?) ”
Emmanuel Régis, Précis de psychiatrie (5e édition… (1914)
“ Le sadisme peut enfin, comme et avec le fétichisme, se porter sur les objets, ainsi que l'ont montré KRAFFT-EBING, GARNIER, VALLON, MASOIN, qui ont cité des cas c1 lesquels le sadique s'attaquait non plus aux personnes er - mais à leurs vêtements et éprouvait une véritable à souiller, tacher d'encre, asperger de vitriol, brûler une robe ou toute autre partie de Ip 3. ”
Emmanuel Régis, Précis de psychiatrie (5e édition… (1914)
“ Le sadisme, avec ou sans féti comme on voit, les relations les plus étroites avec 1 Ces relations sont telles que beaucoup d'actes de cr - les humains oules animaux ont, à l'insu même pa mteur, une origine plus ou moins sadique. ”
Théodore Pavie,
Récits de terre et de mer, par Théodore Pavie
(1860)
“ Voilà un cas difficile, se disait-il en laissant flotter la bride; de la mélancolie à la folie il n'y a qu'un pas, et la folie née de la tristesse dégénère en un affaissement moral qui résiste à tout traitement. Cette jeune fille n'a pas perdu la raison : non, son regard n'a rien d'égaré; elle rêve, elle se souvient et elle souffre... Mais à force de se concentrer dans sa douleur et de s'y renfermer pour nourrir en silence ses regrets et son chagrin, il se peut qu'elle arriveà une véritable folie... Notre pauvre raison humaine est comme un précieux liquide enfermé clans un vase fragile... ”
Charles Wagner,
Jeunesse
(1892)
“ Soudain, en une heure, quand vous vous y attendez le moins, votre cœur se serre, les larmes montent aux yeux. Vous dites alors, hommes positifs, que c’est absurde ! et vous dites vrai, car la folie vous a gagnés et vous tient, mais c’est une sainte folie. Un éclair de bonté et de tendresse, un éclair de douleur ou de pitié vous a révélé un monde que vous ne connaissiez pas. ”
Jean-Jacques Rousseau,
Collection complète des œuvres de J. J. Rousseau
“ Ô qui pourroit démêler, exprimer cette confusion de sentimens divers que la honte, l’amour, la fureur, les regrets, l’attendrissement, la jalousie, l’affreux désespoir me firent éprouver à la fois ? Non, cette situation, ce tumulte ne peut se décrire. L’épanouissement de l’extrême joie, qui, d’un mouvement uniforme semble étendre & raréfier tout notre être, se conçoit, s’imagine aisément. Mais quand l’excessive douleur rassemble dans le sein d’un misérable toutes les furies des enfers ; quand mille tiraillemens opposés le déchirent sans qu’il puisse en distinguer un seul ”
Joris-Karl Huysmans,
À rebours
“ À une époque où la littérature attribuait presque exclusivement la douleur de vivre aux malchances d’un amour méconnu ou aux jalousies de l’adultère, il avait négligé ces maladies infantiles et sondé ces plaies plus incurables, plus vivaces, plus profondes, qui sont creusées par la satiété, la désillusion, le mépris, dans les âmes en ruine que le présent torture, que le passé répugne, que l’avenir effraye et désespère. ”
“ Il apprenait, au milieu de ses fredaines, de ses repues franches et de ses méfaits, à connaître sous tous leurs aspects la joie et la souffrance, la misère et le plaisir, les angoisses du péril et l’exaltation de la réussite, l’ivresse grossière des nuits et l’amer déboire des lendemains, le cynisme et l’humiliation, l’emportement brutal et le remords déchirant. ”
Lucrèce,
''Lucrèce, Virgile, Valérius Flaccus - Œuvres complètes''
“ Ces plaintes, la douleur les arrache, quand elle blesse les membres, quand elle chasse tous les éléments du son, qui se précipitent en foule par les voies accoutumées et les remparts de la bouche. Le délire vient de ce que l’esprit et l’âme sont bouleversés par ce fléau, dont le venin isole, partage, disperse leur action, comme tu le sais déjà. ”
Louis Marius Astouin,
Gerbes d'épis, poésies, par Louis Astouin
(1853)
“ Quand tout autour de moi respire la tristesse, Mon coeur est soulagé, je sens moins ma douleur; Je crois que la nature à mon sort s'intéresse Ou plutôt il me semble et j'en suis consolé, Que tout est, comme moi, plaintif et désolé. ”
Alfred de Musset,
Poésies nouvelles
“ Quel est donc ce mal que j’ignore Et dont j’ai si longtemps pleuré ? le poëte. C’était un mal vulgaire et bien connu des hommes ; Mais, lorsque nous avons quelque ennui dans le cœur, Nous nous imaginons, pauvres fous que nous sommes, Que personne avant nous n’a senti la douleur. ”
Toussaint Debrou, Études de physiologie : de l'usage de léguer ou de conserver le coeur après la mort (1882)
“ Et si vous supposez d'autres émotions, toujours sous l'action du cœur, la pudeur colore les joues de la jeune fille, ou la honte la fait rougir. Les regards deviennent humides de tendresse ou lancent des éclairs enflammés de jalousie et de haine. Du cœur, en proie à des bonds, l'agitation s'étend partout, aux membres qui se tordent, qui frappent soi ou les autres. Tantôt, c'est la joie exubérante, entrecoupée des secousses du rire, tantôt c'est la colère et la fureur qui éclatent comme un orage. ”
“ Il pensa aux tristes aventures des sens, des nerfs et de la pensée qu’il avait vécues ; il se vit dévoré par l’ironie et la réflexion, vidé et paralysé par la connaissance, à demi consumé par la fièvre et les frissons de l’activité créatrice, sans consistance et tiraillé, au milieu des tourments de conscience, entre les tendances les plus extrêmes, entre la sainteté et la sensualité, raffiné, appauvri, épuisé d’exaltations froides et facticement provoquées, égaré, ravagé, torturé, malade — et il sanglota de repentir et de nostalgie. ”
Jean-Baptiste Du Halde, Description de la Chine
“ La douleur blesse mon âme, quand je vois les désordres des pécheurs. Peuvent-ils aller plus loin ? Regardez le triste état où je suis réduit : ma douleur croît à chaque instant. Ayez quelque égard aux soins que je me donne : la tristesse me tue, et je suis obligé de la cacher. ”
Chéri Allais, Poésies de coeur et d'enfance, par Chéri Allais… (1879)
“ Plus de repos ! plus rien ! que le souci rongeur Qui couvrira , parfois , d'une faible rougeur Les traits décolorés de ta face blêmie ! La souffrance , souvent, suit de près l'infamie. Tes doigts se crisperont sur ta poitrine en feu ; Tour à tour , blasphémant, et puis invoquant Dieu Tu te reconnaîtras au milieu des tortures , La plus vile parmi les viles créatures ! Tordue et déchirée aux griffes des remords Tu ne pourras mourir sans souffrir mille morts ; Une voix incessante, en ton coeur , en ton âme, Te criera nuit et jour : Infâme ! ”
Émile Livet, Les agonisants : 1917-1922 (1924)
“ Où j'étais proscrit : — Mal et maladie, Doute, anxiété, Morne tragédie, — Je l'ai donc été, Cette âme affadie, Ce cœur hébété ? V Hélas ! même encore Aujourd'hui le mal Décevant, fatal, Qui brûle et dévore Mon sang et ma chair, — Ce mal est d'enfer ! Et ma vie étique Toujours ci-inclus Est de plus en plus Molle et frénétique : Mon corps n'en peut plus ! VI Mais si l'âme libre, Qu'importe, ô mon Dieu ? Faites, ô mon Dieu, Que cet équilibre Que j'ai, peu à peu, Avec maladresse, Mais avec tendresse, Humblement conquis, Me demeure acquis!... ”
Joaquim Maria Machado de Assis,
Mémoires posthumes de Braz Cubas
“ Je voyais les formes multiples du même vice originel, qui tantôt mord les viscères, tantôt s’attaque à la pensée, et promène éternellement son habit d’arlequin sur l’humanité tout entière. La douleur cédait parfois, ou à l’indifférence qui est un sommeil sans rêve, ou au plaisir qui est une douleur bâtarde. ”
George Sand,
Le diable à Paris : Paris et les parisiens…
“ Oh ! pour voir ce spectacle avec indifférence, il faut avoir oublié qu’on est homme, et ne plus sentir vibrer en soi ce courant électrique de douleur, d’indignation et de pitié qui fait tressaillir toute âme vraiment humaine, à la vue, à la seule pensée du dommage ou de l’injure ressentis au dernier, au moindre anneau de la chaîne. ”
Charles Richet,
Revue des Deux Mondes
“ Quand on voyait un malade plongé dans un délire triste, on lui jetait à l’oreille, en passant, des idées gaies et riantes, espérant que ces conceptions agréables feraient naître une suite d’idées semblables, et finiraient par triompher des tristesses et des épouvantes du délire mélancolique. ”
Pierre Lasserre,
La morale de Nietzsche
“ De là, une tristesse maladive qui s’est si souvent ajoutée chez elles à la tristesse raisonnée, mais supportable, que la condition humaine considérée en elle-même peut, en tous temps, inspirer à la réflexion. ”
Liane de Pougy,
Les Sensations de Mlle de La Bringue
“ C’est toute la poésie du désespoir et de la souffrance, écrivait-il : Accourez sadiques, vampires et goules, accourez pour régaler vos yeux mornes et vos âmes pourries du spectacle d’une agonie, d’une décadence amoureusement, idolâtrement idéale... ”
“ XII L’angoisse et la tristesse qui emplissaient ses yeux, si souvent, ses chers yeux, — cette angoisse que rien ne pouvait dissiper et qui se dressait, autrefois, entre nous, comme un lac de ténèbres ; cette tristesse maudite qui surgissait soudain, en vapeur grise, dans ses yeux bleus, à nos heures les plus tendres — l’angoisse et la tristesse, maintenant, sont éteintes. Dès qu’elle m’aperçoit, son regard s’illumine d’une clarté de joie. Son visage s’épanouit, fleurit, se transfigure. ”
Eugène Sue,
Les misères des enfants trouvés…
(1881)
“ Je ne t'ai pas confié ce nouveau chagrin, me dit-il, parce que je ne puis penser à cet événement sans un mélange de douleur et d'épouvante ; il est des choses si horribles, que l'on éprouve une honte mortelle. rien qu'à les raconter. Mais en te faisant connaître ce sinistre secret. tu comprendras mieux encore l'importance de la demande que je fais en faveur de cette malheureuse créature. Hélas !. je croyais que la misère, que la dégradation humaine ne pouvaient aller au delà de la perte de la raison ; je me trompais., ajouta Claude Gérard avec un effrayant sourire. ”
Paul Otlet,
Les Problèmes internationaux et la guerre…
“ Au cours de cette genèse, la sensation apparaissait dans la matière vivante, aveugle et sourde, toute plaisir et douleur, un monde jusque là insensible d’actions et de réactions dynamiques, parcouru et galvanisé par les vibrations pures du plaisir et de la souffrance, appelant l’être par la douleur à la conscience de soi. ”
Adolphe Philalèthe, Familia, ou Melle Françoise et Melle Germaine… (1868)
“ Eh bien, cet homme sensible, compatissant, qui fait avec indifférence couler bien des larmes, provoque de poignantes insomnies, trompe les attentes les plus fiévreuses, répand la bave de la calomnie, distille le venin de l'anonyme, sème d'une main également inconsciente la joie et le désespoir, l'amour et la haine, la naissance et le suicide, va distribuant d'un œil sec les maladies, les douleurs, la mort, cet homme, dis-je, après tant de misères, d'infamies, de forfaits, revient tranquillement au logis goûter le sommeil du juste. ”
Stefan Zweig,
Émile Verhaeren, sa vie, son œuvre
“ Là encore il se plaît à se préparer de la douleur, et ce goût morbide s’exaspère jusqu’à lui faire désirer sa propre destruction. Tel un malade qui, au sein de ses tourments, se prend à appeler la mort à grands cris, le supplicié n’a plus que ce cruel désir : la folie. ”
Henriette Dessaules, Lettres de Fadette
“ Cette attirance de la douleur chez les autres, nous la trouvons, sous une autre forme, dans notre propre douleur. Avec quel soin jaloux nous la gardons, comme il nous semble qu’elle soit profanée par les sympathies banales : nous la tenons cachée comme un trésor terrible et précieux que nous aimons. ”
Edmond Roche, Poésies posthumes (1863)
“ « Au gré de les transports prolonge mon tourment. De mon destin je suis ravie : Que me fait la douleur ? Tu m'as donné la vie ! » Quand la fatalité semble vous terrasser, Penseurs, lovez le front. — C'est Dieu qui fait passer, Pour que l'idée en vous se ranime et s'enflamme, L' archet de la douleur sur les cordes de l'âme. LA FOLIE DU MAITRE CHANTEUR LÉGENDE. A A*** I Pauvre Maître chanteur, hélas ! pauvre poète, La folie a troublé ses chants harmonieux, Le mal coupe un sillon sur son front soucieux, Sa noble voix se tait et sa harpe est muette ! ”
Diogène Laërce,
Vies, doctrines et sentences des philosophes illustres
“ Ils disent que la tristesse est une contraction déraisonnable de l’esprit, et lui donnent pour espèces la pitié, le mécontentement, l’envie, la jalousie, l’affliction, l’angoisse, l’inquiétude, la douleur, et la consternation. ”
Georges Eekhoud,
Le cycle patibulaire
“ Si elles engendrent dans la douleur, elles se vengent de leurs souffrances en livrant de nouvelles proies à cette planète maudite et en épiant, avec une joie perverse, l'invasion des tristesses, des effrois et des désillusions aux yeux originellement ravis et au cœur lustral des engendrés! ”
Charles Monselet,
Petits Mémoires littéraires
(1892)
“ Nos tristesses sont du même ordre que nos désirs , puisque nos désirs déçus les composent , et nos désirs , c' est nous-mêmes . Quelles sont donc les causes de notre tristesse ? Sont -elles nobles , élevées , avouables ou égoïstes , misérables , bonnes à cacher loin de toute lumière ?... Notre tristesse vient -elle seulement de l' inexécution de nos vœux injustes et de la soif inassouvie des plaisirs vulgaires ? ”
Johann Wolfgang von Goethe,
Théâtre de Goethe
“ Rends-lui sa forme favorite, afin que, devant mes yeux, il rampe sur le ventre dans la poussière, et que je le foule aux pieds, le maudit !... Elle n’est pas la première !... Horreur, horreur incompréhensible à toute âme humaine, que plus d’une créature soit tombée dans cet abîme de misère ; que, dans les convulsions de son agonie, la première n’ait pas expié la faute de toutes les autres, aux yeux de l’éternelle miséricorde ! Le malheur d’une seule me dévore et me tue, et tu ricanes froidement sur le sort de mille et mille victimes ! ”
Edmond Roche, Poésies posthumes (1863)
“ Quittant ses ornements chéris, Par sa puissance secondée, Elle apparaît pauvre et ridée ; Souvent plus d'un s'y trouve pris, Surpris ! Si quelqu'un rit de sa détresse, Et se raille de sa douleur, Implacable elle se redresse, Criant d'une voix vengeresse : « Malheur ! » Mais aussi lorsqu'il peut venir Un coeur sensible à sa misère ”
Donatien Alphonse François de Sade,
Dorci, ou la Bizarrerie du sort…
(1881)
“ Le désordre mental, qui est manifeste dans les actes et dans les écrits du marquis de Sade, résulte de l’association, et, par suite, de la confusion de deux idées qui restent parfaitement distinctes et même opposées dans toutes les intelligences saines : le plaisir et la souffrance. Des images de volupté et de supplices se formaient simultanément dans le cerveau de ce malheureux. ”
